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8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 17:40




 

Quatrième de couverture :



Retournez-vous, dit le marchand en saisissant tout à coup la lampe... et regardez cette Peau de Chagrin... Puisque vous êtes un orientaliste... peut-être lirez-vous cette sentence... 

 

Si tu me possèdes, tu posséderas tout. 

Mais ta vie m'appartiendra. Dieu l'a 

voulu ainsi. Désire, et tes désirs 

seront accomplis. Mais règle 

tes souhaits sur ta vie. 

Elle est là. A chaque 

vouloir je décroîtrai 

comme tes jours.

Me veux-tu ?




Mon avis :



Un véritable coup de coeur inattendu ! Depuis longtemps je me disais que l'intrigue avait l'air fascinante et que je devrais le lire. Mais pourquoi ai-je tant attendu ?

 

Ce roman, c'est de la magie à l'état pur ! J'ai été envoûtée, subjuguée du début à la fin ; et de me poser mille questions métaphysiques tout du long !  Je n'ai pas arrêté de me demander comment je réagirais à la place de Raphaël : sacrifier ma vie au prix de mes rêves ou économiser mes forces quitte à vivre moins intensément ? Nos désirs souvent triviaux en valent-ils la peine ? Mais à quoi bon vivre sans envie ? 


J'ai tout aimé : l'intrigue est un trait de génie tellement original pour l'époque ; les personnages sont très étudiés, extrêmement attachants. Je crois que je suis tombée amoureuse de Raphaël de Valentin, Rastignac m'a fait mourir de rire, Pauline est adorable, Foedora est hypnotisante... c'est parfait ! L'écriture de Balzac, en outre, est un véritable enchantement. Ses descriptions sont excellentes bien que parfois un peu longues. L'histoire d'amour est belle et tout en subtilité.



J'ai été tenue en haleine jusqu'à la dernière ligne ! Je ressentais tellement fort la joie, puis le désespoir, la folie, le doute, les craintes de Raphaël que j'ai bien cru faire une crise cardiaque à plusieurs reprises (comment ça j'exagère ? ) ! Et cette ambiance onirique et romantique au sens premier du terme est sans pareille ! La fin m'a convaincue bien qu'ayant regardé le téléfilm d'Alain Berliner dans la foulée, j'ai préféré cette version remaniée. 



Enfin, je crois que vous l'aurez compris : je ne trouve pas un seul défaut à cette histoire magnifique... Lisez-le ! Vraiment.


Citations :

 

 

Chaque suicide est un poème sublime de mélancolie.

 

 

Il pensa tout à coup que la possession du pouvoir, quelque immense qu'il pût être, ne donnait pas la science de s'en servir.

 

 

 

Le bonheur engloutit nos forces, comme le malheur éteint nos vertus.

 

 

 

Le monde lui appartenait, il pouvait tout et ne voulait plus rien. Comme un voyageur au milieu du désert, il avait un peu d'eau pour la soif et devait mesurer sa vie au nombre des gorgées. Il voyait ce que chaque désir devait lui coûter de jours.

 

 

 



Le téléfilm d'Alain Berliner

 



J'étais tellement sous le charme de La Peau de chagrin que j'ai cherché une adaptation à voir le plus vite possible. J'ai trouvé ce téléfilm qui est, selon moi, un petit bijou ! Une formidable adaptation en tout cas : fidèle, qui met bien en valeur les qualités de l'oeuvre originale. Le réalisateur parvient à s'abstraire juste ce qu'il faut du roman pour que l'histoire en soit magnifiée.


Les émotions sont rendues à la perfection : on rit, on tremble d'excitation ou de peur, on pleure... Les acteurs sont très bons et très bien choisis. L'atmosphère du roman est parfaitement transposée. Je crois que j'ai encore préféré le film au roman, il en a gommé les longueurs et en a réhaussé la qualité !



Bref, j'ai été vraiment enthousiasmée par cette adaptation malheureusement difficile à trouver (je l'ai regardée sur Dailymotion dans une qualité assez médiocre) et indisponible en DVD... 



♥♥♥♥♥



La peau de chagrin


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8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 14:35


 


Quatrième de couverture :



 

Pour retrouver son petit-fils préféré qui a disparu en France, avalé par l’ogre du football, Madame Bâ Marguerite, née en 1947 au Mali, sur les bords du fleuve Sénégal, présente une demande de visa. Une à une, elle répond scrupuleusement à toutes les questions posées par le formulaire officiel 13-0021. Mais personne n'a jamais pu enfermer Madame Bâ dans une case ! Elle raconte alors l’enfance émerveillée au bord du fleuve, l’amour que lui portait son père, l’apprentissage au contact des oiseaux, … sa passion somptueuse et douloureuse pour son trop beau mari peul, ses huit enfants et cette étrange « maladie de la boussole » qui les frappe …


Sans fard ni complaisance, c’est l’Afrique d’aujourd’hui qui apparaît au fil des pages, l’Afrique et ses violences, ses rêves cassés, ses mafias, mais aussi ses richesses éternelles de solidarité et ce formidable tissage entre les êtres.

 





Mon avis : 



J'ai voulu découvrir cet auteur après l'avoir entendu parler dans "La grande librairie". J'ai trouvé Monsieur Orsenna particulièrement intéressant à écouter, tout en intelligence et en finesse. Sérieux mais avec une grande dose d'humour ! Peu après je suis tombée sur Madame Bâ à la bibliothèque qui a accroché mon regard du fait du nom de l'auteur. Ni une ni deux, je l'emprunte et me voici en route vers le continent africain qui a tant de richesses à offrir !



Le concept du roman est original avec ce formulaire administratif à remplir petit à petit. Chaque section est prétexte à conter un peu de l'histoire de Madame Bâ. Et quelle dame ! J'ai beaucoup apprécié cette plongée au coeur de l'Afrique et de ses coutumes. C'est un continent dont l'étude des moeurs est passionnate et pourtant rarement mise en avant. Je suis donc reconnaissante à l'auteur pour cet ouvrage. 



Les Africains sont tellement loin de nous ! Madame Bâ nous le fait bien sentir : elle essaie de nous les rendre compréhensibles et ce n'est pas chose aisée car les Europpéens ont l'esprit rigide. Ce roman est instructif, drôle parfois, émouvant souvent. Poétique toujours ; même dans les passages les plus crus (et il y en a !), la poésie, la sagesse et la magie à l'africaine transparaissent. 



L'intrigue est reléguée au second plan, derrière la découverte de la vie malienne et des personnages qui ont construit l'histoire de Madame Bâ. Orsenna n'a pas voulu écrire un roman au sens strict, il nous livre plutôt des clefs de compréhension de l'Afrique tout entière à travers la rencontre d'une femme, la plus emblématique. Au delà de cette découverte d'un peuple, il y a aussi une approche de la condition féminine, et ce de façon universelle. L'auteur réussit étonnement bien à se projeter en femme africaine (étrange, n'est-il pas ?) ! 





Je dois cependant avouer qu'après quelques 200 pages sur plus de 400, j'ai commencé à me lasser des digressions incessantes de Madame Bâ et des répétitions aussi. Ce qui fait le charme des débuts résiste assez mal sur la longueur. D'autant plus qu'à mesure qu'on avance, on a de plus en plus droit à des anecdotes crues et parfois assez grossières, ai-je trouvé. J'avais un peu hâte de finir ma lecture. 



Mais ce roman demeure une bonne découverte. J'ai d'autant plus envie d'en apprendre davantage sur l'Afrique et même la littérature africaine (qui est un mystère total pour moi) !



Citations :



« La vie est une. Qui la découpe en petits morceaux n'en peut saisir le visage.  »



 

« Monsieur le Président de la République française, j’ai bien réfléchi : notre ancêtre est un oiseau. “O serefana ni yéliné gna”, comme nous disons nous autre Soninkés. Celui qui ne remonte pas aux siècles lointains des ailes ne comprend rien à notre histoire. » (incipit)

 



« Que sait du désert celui qui ne regarde qu'un grain de sable ?  »



 ♥♥♥♥♥

 

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 13:23


 

Quatrième de couverture :


Orgueil et préjugés (1813) est le roman le plus populaire de Jane Austen. L'histoire en est simple : Elizabeth Bennet, qui se croit dédaignée par Darcy, jeune homme riche et hautain, s'amourache d'un bel officier, Wickham. Au roman sentimental et de coup de foudre, Jane Austen substitue celui qui décrit l'évolution d'une psychologie plus complexe, où se mêlent la raison, le sentiment de gratitude, la méfiance à l'égard des " premières impressions ". L'abondance des menus événements, qui passionnent autant que de grandes aventures, fait l'un des charmes du roman britannique. Elle se combine avec la finesse d'une analyse entièrement intégrée à la description du comportement, et avec un humour discret, mais toujours présent.

 

(sachant que ce "résumé" est nul tout sauf représentatif).



Mon avis :

 

Je ne connaissais Jane Austen que de nom (parce que mon professeur d'anglais en hypokhâgne n'arrêtait pas de nous dire de lire des romans de cette auteur... Je le détestais tellement que je me suis promis de ne jamais lui faire ce plaisir...) Et puis :

- il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis

- une fois débarrasée de ce prof, je me suis dit qu'il était plus marrant que méchant

- tous les blogs littéraires que j'aime encensent Jane Austen

Doooonnnnc, au diable mes promesses idiotes et infondées, j'ai téléchargé ce livre libre de droits sur ma liseuse flambant neuve et j'ai entamé ma lecture d'Orgueil et préjugés.

 

Autant vous le dire tout de suite : je dois reconnaître que mon prof d'anglais avait raison (ouïe ! ça fait mal de l'avouer)  

 

D'abord, ce roman est plus que bien construit. L'intrigue est cohérente de bout en bout, simple à comprendre et pourtant complexe et surprenante. Elle est servie par un rythme très bien mené : il est impossible de s'ennuyer pendant la lecture tellement les événements s'enchaînent régulièrement, et, ce qui est le plus appréciable, c'est que ce rythme haletant ne donne jamais une impression artificielle. Jane Austen donne une importance majeure aux dialogues qui mettent l'histoire en mouvement et ne s'appesantit pas sur les descriptions des paysages (un peu plus sur le physique des personnages). Sur ce point, je dois dire que je suis d'ordinaire assez friande des longues descriptions poétiques mais, ici, on s'en passe aisément ; de plus, cela laisse plus de marge pour l'imagination !

 

En revanche, la psychologie des personnages est très travaillée et détaillée sans que l'on soit dans un roman psychologique ni une quête initiatique. Non, c'est juste suffisant pour donner corps à la société qui nous est dépeinte. Très bien dépeinte, devrais-je dire. C'est un quasi roman de moeurs que livre Jane Austen avec ces multiples "sous-intrigues", ces histoires dans l'histoire, l'importance des personnages secondaires. J'ai beaucoup apprécié cet aspect. 

 

L'écriture de Jane Austen est donc très fluide et sa plume est aiguisée : elle ne mâche pas ses mots dira-t-on, surtout à travers le personnage de Lizzy (j'y reviendrai). Tout est dit avec humour, perspicacité, un certain détachement ironique aussi. C'est jubilatoire bien qu'un peu sec parfois ^^ Ca m'a fait penser à un film de Stefan Frears notamment en ce qui concerne le ton caricatural et cet humour  assez cynique so british (vous voyez ?). 

 

 

Quid des personnages, à présent ? [attention spoilers]

 

Eh bien, ils sont nombreux et tous ont un rôle à jouer. Comme j'ai souvent tendance à regretter que les personnages secondaires ne soient pas plus développer, là, pour le coup, je n'ai pas été déçue ! 

Elizabeth (un de mes prénoms préférés ^^) est sympathique, je pense que je me serais bien entendue avec elle mais je n'aurais pas pu la supporter par moments ! Elle est trop entière. Oui, je sais, d'habitude, c'est une qualité mais à force d'être incapable de concessions, de compromis et de modération dans ses jugements, elle m'a lassée. D'un autre côté, elle apporte tout le mordant, le piquant à l'histoire : en clair, même si elle a pu m'agacer, il fallait qu'elle soit comme cela, pleine de préjugés (et un peu impertinente). 

Jane est plus douce, plus sensible, elle est la conciliation incarnée. Je l'ai préférée. Mais chez elle aussi, ce trait de caractère vire à la caricature : elle est incapable de voir le mal chez quiconque. Cette naïveté est désespérante ! Mais elle est tellement gentille et charmante, qu'on lui pardonne tout.

Lydia et Kitty, Jane Austen les fait bien apparaitre comme deux petites sottes. On serait malheureusement bien en peine de la contredire. Elles sont plus qu'agaçantes ! Mais bon, il faut que jeunesse se passe, semble dire l'auteur pour les racheter. Par contre, que dire de Mrs Bennet, pour qui la jeunesse est déjà lointaine ? Elle est juste incorrigible, désespérante mais assez amusante. Enfin sauf pour son mari qui, le pauvre, semble exapéré mais ne se départit pas pour autant de son sens de l'humour ! Il est assez passif dans l'histoire... Tout comme Mary qui est bien peu mise en valeur. Typiquement la grande soeur que je n'aurais pas aimé avoir.

Charles Bingley est incontestablement mon personnage favori ! Il est calme, vif d'esprit, sociable, gentil et beau (et riche). Bref, l'homme idéal selon moi ^^ Ses soeurs sont son unique point faible, malheureusement, elles sont envahissantes...

Mr Collins, c'est bien simple, la caricature du fayot de base (il en est drôle). Bon, Jane Austen fait tout pour le rendre imbuvable et elle y réussit avec brio ! Voilà, tout est dit ^^ 

George Wikham évolue tellement (aux yeux de Lizzy et donc aux nôtres) que je serais bien en peine de dire quelle impression il m'a fait. Selon moi, ce personnage est un des points faibles du roman car le revers de situation est trop... renversant. C'en est, du coup, moins crédible. La réflexion que tout ceci m'a inspiré était : "comme par hasard..." ^^. Mais ce n'est que mon avis. 

Bon, je vais peut-être quand même arrêter de détailler tous les personnages de second plan pour en venir à l'essentiel : Mr Fitzwilliam Darcy ! Le chouchou de ces dames (lectrices). Bon, d'accord, il a le charme du beau ténébreux torturé, etc. Personnellement, même si j'ai bien compris qu'en effet, sa position n'est pas simple, il m'a fortement agacée. J'ai beaucoup (mais vraiment beaucoup) de mal à supporter les gens qui sont toujours de mauvaise humeur. Eh bien, dans les livres, c'est pareil. Un peu de tristesse et de tracas, ça va, c'est même beau. Trop de mauvaise humeur, ça me dépasse et ça m'énerve. En plus, quel besoin a-t-il d'être méchant, cynique et dédaigneux ? Si vous voulez mon avis, cet homme a un problème pour gérer ses émotions, il devrait voir un psy ! En fait, je crois que la première impression qu'il m'a faite m'est trop restée en travers de la gorge pour que j'accepte, justement, de me débarrasser de mes préjugés par la suite, quand il aurait fallu. Je n'y peux rien, moi, si Jane Austen a si bien sû le dépeindre au départ comme un être désagréable au possible ^^ Bon, d'accord, je concède qu'il devient plus que charmant par la suite.

 

Alors, pour ce qui est de l'histoire : elle m'a bien plu. Peut-être ai-je trouvé trop de revirements de situations soudains. Mais bon, comme je le disais plus haut, Jane Austen parvient à faire en sorte de ne pas donner un rendu artificiel. J'ai été ravie pour Jane et Mr Bingley. Moins enthousiasmée par Darcy et Elizabeth (moi, ce que j'en dis, c'est qu'ils ne vont pas pouvoir se supporter bien longtemps... heureusement que le château est grand ! ^^), même si bien sûr, je suis contente qu'ils soient ensemble. Voilà voilà, rien de majeur à rajouter. 

 

Je constate que ce roman m'a bien inspiré déjà pour sa critique ! 

Bon, vous l'aurez compris, j'ai bien aimé, même beaucoup aimé, mais je n'ai pas été transportée par ce roman. J'en reconnais sans mal la qualité. Mais, s'il m'a fait rire et m'a vraiment interressée, je n'ai presque jamais été émue. Donc une très bonne lecture mais pas un coup de coeur. En revanche, j'ai drôlement hâte de me replonger dans une oeuvre de Jane Austen qui a une si belle plume, si moderne et divertissante !

 

♥♥♥♥

 



Je suis vraiment fâchée avec les cours d'anglais, ne m'en veuillez pas, mais j'ai deux professeurs, du lycée cette fois, qui avaient voulu nous faire regarder les adaptations (je ne sais plus lesquelles) d'Orgueil et préjugés et de Raison et sentiments en VO...... et je me suis endormie (les deux fois !) avant même la fin du générique . Pour ma défense (ou est-ce que cela m'enfonce ?) je m'endormais en cours devant n'importe quel film (quelque soit la langue) à l'époque.... maintenant je regrette un peu ^^

Mais l'anglais et moi, vraiment, ça fait 15 même si j'essaie de m'y remettre doucement... J'ai placé l'espagnol en première langue dès que j'ai pu !



Bon tout ça pour dire, qu'il va falloir que je me procure les adaptations parce que maintenant : hors de question de faire dodo! ^^

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 21:40



Alice au pays des merveilles


Résumé :


Alice s'ennuie auprès de sa sœur qui lit un livre tandis qu'elle ne fait rien. « À quoi bon un livre sans images, ni dialogues ?  », se demande Alice. Mais voilà qu'un lapin blanc aux yeux roses vêtu d'une redingote rouge passe près d'elle en courant. Cela ne l'étonne pas le moins du monde. Pourtant, lorsqu'elle le voit sortir une montre de sa poche et s'écrier : « Je suis en retard ! En retard ! En retard !  », elle se dit que décidément ce lapin a quelque chose de spécial. En entrant derrière lui dans son terrier, elle fait une chute presque interminable qui l'emmène dans un monde aux antipodes du sien. Elle va rencontrer une galerie de personnages retors et se trouver confrontée au paradoxe, à l'absurde et au bizarre…





Mon avis :

Ce sont les deux premiers ouvrages lus sur ma liseuse (comment ça, c'est une information inutile ? ). Alors, bien sûr, j'ai été berçée par le magie de Disney toute mon enfance et je connaissais donc l'essentiel de l'histoire et des personnages ; je savais à quoi m'attendre et je n'ai pas pu m'extraire des images du dessin animé. Mais, c'est pour le meilleur, j'ai envie de dire parce que je pense que je n'aurai pas pu (ni voulu) avoir d'autres images en tête. Par ailleurs, je trouve que les illustrations originales sont plutôt bien respectées par Walt Disney. 

J'ai été agréablement surprise par ce que je pensais être une histoire pour (très) jeunes enfants. En fait, au départ, je voulais juste parcourir quelques pages pour tester ma liseuse et je n'ai pas pu m'arrêter ! Je l'ai certainement déjà dit, j'adore l'univers de contes de fées et Alice aux pays des merveilles en est assez proche. Alors, ne cherchons surtout pas à nous accrocher à nos réalités bien terre à terre ; au contraire ! Plongeons avec Alice aux pays des merveilles et remettons en question tous nos a priori pour mieux redécouvrir le monde. Je crois que le questionnement profond qui sous-tend l'oeuvre est le paradoxe de ne pas savoir pour mieux voir. 

Paradoxe, tiens ! Voilà le mot-clef, sans conteste ! J'aurais pu dire illogisme aussi. Il est évident, qu'on ne va pas chercher un apprentissage scientifique dans un tel ouvrage, mais il réveille la magie de l'enfance ! Réné Obaldia ne dit-il pas à ce propos que le "paradoxe est une opinion qui vit de ses charmes aux dépens de la vérité" ? Allons, "nous sommes tous fous" ici après tout, "je suis fou, vous êtes folle !" dit le célèbre Chat du Cheshire ! (c'est parfois légèrement effrayant tout ça, ai-je trouvé).





Bien sûr, ce n'est pas de la grande littérature, mais c'est bien écrit, les épisodes s'enchaînent au bon rythme, et l'humour est toujours présent ! Je dois avouer qu'une fois encore j'étais assez prisonnière de la version de Disney et que l'ordre des épisodes qui diffère quelque peu (et les épisodes inédits pour moi ou présent dans De l'autre côté du miroir) m'a un peu perturbée, mais tant mieux, sinon, je crois que je me serais lassée plus vite.


Quant à Alice, disons qu'elle est bien mignonne, très polie mais pas extrèmement vive ! Non, je suis méchante... En tout cas, elle est attachante, cette petite ! 


En deux mots : une petite oeuvre gentillette mais intelligente (et très bien illustrée) qui se déguste comme un bonbon ! 



 

♥♥♥♥

 

 

 


De l'autre côté du miroir


Résumé :

 


Alice, qui s'ennuie, s'endort dans un fauteuil et rêve qu'elle passe de l'autre côté du miroir du salon.


Le monde du miroir est à la fois la campagne anglaise, un échiquier, et le monde à l'envers, où il faut courir très vite pour rester sur place. Alice y croise des pièces d'échecs (reine, cavalier) et des personnages de la culture enfantine de l'époque victorienne.


On retrouve dans ce roman le mélange de poésie, d'humour et de non-sens qui fait le charme de Lewis Carroll. Il vaut mieux connaître les règles de base du jeu d'échecs pour apprécier toutes les subtilités du roman.

 



Mon avis :

D'abord, j'ai été ravie de retrouver des épisodes de l'adaptation de Disney empruntés à cette partie. J'avais hâte, dans la foulée, d'Alice au pays des merveilles de lire cette petite suite. Mais la magie était moins présente, cette fois. Je pense que la lassitude m'avais gagnée : n'oublions tout de même pas que ces histoires sont destinées à un jeune public même si celui-ci serait bien en peine de saisir certains détails (déjà qu'adulte tout n'est pas forcément évident !).

 



Toujours est-il que j'avais un peu hâte d'en finir. Je me suis rendue compte que l'essentiel du plaisir que j'ai retiré de cette seconde lecture tient à mon impatience de retrouver des personnages connus de par Disney (pour voir l'original et comme pour retrouver de vieux amis ). J'ai trouvé cette suite moins bien rythmée, plus floue. Alice ? Toujours aussi curieuse, mignonne et surtout naïve ! Bref, une suite en demi-teinte, comme souvent...

♥♥♥♥♥



Version Walt Disney

 


Je sais que ce n'est pas le long-métrage des studios Disney qui a eu le plus de succès. Pourtant, moi,je l'ai a-do-ré ! Et j'apprécie d'autant mieux maintenant que je sais que c'était l'adapation parfaite du texte de Lewis Carroll. C'est vrai, même si je pouvais, je n'y changerais RIEN ! Ah, bien sûr, si on aime que le réalisateur prenne quelques libertés et s'approprie le texte, on trouverait à redire. Pour le coup, ce n'est pas mon cas dans ce genre d'histoire, alors je suis plus qu'emballée par cette adaptation !

 


Alice n'est-elle pas adorable avec son air ingénu ?

 

 

Les décors sont le cadre idéal des contes de fées.




Et les chansons et musiques sont une réussite ! (mais ça, on n'en n'attend pas moins des studios Disney ! )

♥♥♥♥♥



Version Tim Burton






 

Précisons que je ne l'ai pas vu en 3D, je n'ai donc pas eu tous les effets spéciaux possibles mais j'ai pu apprécier des couleurs beaucoup plus vives.



Bon, je n'ai pas été particulièrement charmée par cette adaptation très libre que j'attendais pourtant avec impatience. Je reconnais de bonne grâce que je ne suis pas assez ouverte : j'ai déjà trouvé ma version parfaite avec le dessin animé. Mais vraiment, Alice qui a la vingtaine, ça ne passe pas trop pour moi. Et si ce n'était que cela, j'en prendrais mon parti et tout irait bien mais d'autres détails me chiffonnent. En vrac : le chat du Cheshire n'est pas assez "secoué" pour moi, la chenille est trop terne. Je n'ai surtout pas aimé Alice en fait. Elle est trop brutale, trop sûre d'elle. Et surtout : j'ai détesté la fin. Vraiment ! Pourquoi ce dragon ? Pourquoi Alice en armure, non mais, franchement, pourquoi ??! 




Maaaiiiis, je ne suis pas sortie complètement déçue de la séance. Je souligne la beauté des décors qui sont splendides tout comme les effets spéciaux dans un genre un peu plus adulte-inquiétant mais toujours aussi coloré ! Et que dire de la performance du Chapelier fou (Johnny Depp) et de la Reine ? Parfaits ! 

Voilà, ce n'est selon moi pas l'adaptation rêvée, mais pourquoi pas ? On passe un bon moment devant.


♥♥♥♥♥

(si on prend vraiment en compte le côté adaptation libre parce que pour une vraie adaptation ce serait plutôt ♥♥) 

 

 

 

Un article un peu long mais c'est du 4 en 1 là !

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 13:08


 

Quatrième de couverture :

A la fin de la guerre fédérale des Etats-Unis, les fanatiques artilleurs du Gun-Club (Club-Canon) de Baltimore sont bien désoeuvrés. Un beau jour, le président, Impey Barbicane, leur fait une proposition qui, le premier moment de stupeur passée, est accueillie avec un enthousiasme délirant. Il s'agit de se mettre en communication avec la Lune en y envoyant un boulet, un énorme projectile qui serait lancé par un gigantesque canon !

Tandis que ce projet inouï est en voie d'exécution, un Parisien, Michel Ardan, un de ces originaux que le Créateur invente dans un moment de fantaisie, et dont Il brise aussitôt le moule, télégraphie à Barbicane : "Remplacez obus sphérique par projectile cylindroconique. Partirai dedans"...

Avec ses personnages parfaitement campés, son humour toujours présent, De la Terre à la Lune est une des plus grande oeuvres de Jules Verne, une de ses plus audacieuses anticipations.


 


Mon avis :

Alors, troisième roman de Jules Verne pour moi, et première déception !  J'aime beaucoup l'aspect scientifique-passionné-savant-fou de Verne, mais pour le coup, les précisions techniques sont.... trop techniques. Nous assistons à des pages et des pages de chiffres, de calculs de circonférences, de distances, de poids, de profondeur.... Je n'en pouvais plus ! Et c'est comme ça jusqu'à plus ou moins la moitié du roman. 

Avec l'arrivée de Michel Ardan, le roman prend un tour nouveau, un peu d'air frais bien appéciable. J'y ai retrouvé ce qui m'avait plû dans les deux précédents Jules Verne. Un peu de folie, de passion et d'humour. Je remarque que c'est toujours un personnage particulier qui vient apporter tout le charme à l'histoire (Passepartout, Conseil et là Michel Ardan... souvent les Français d'ailleurs ! ).

Alors, au total, un bilan mitigé. Un gros coup de coeur pour les discours opposés de Barbicanne et d'Ardan, amusants, bien écrits, passionnants. J'ai bien aimé aussi le personnage de Matson. [ATTENTION PETIT SPOILER] En revanche, la fin m'a (à nouveau) déçue. C'est trop rapide et trop incertain (mais que vont-ils devenir ??!).

Bon voilà, je suis contente de l'avoir lu mais je m'attendais vraiment à mieux (mention spéciale quand même aux illustrations toujours aussi sympathiques ^^). 

♥♥♥♥♥

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 13:55

 



 

 

Résumé :



Un pasteur marié d'un petit pays du Jura tient un journal. Il recueille chez lui la jeune Gertrude, aveugle de naissance. Pendant plusieurs années, le pasteur fait au mieux pour élever cette pauvre jeune fille. Jusqu'au jour où il comprend qu'il est amoureux d'elle. Jacques, son fils, a deviné les sentiments de son père à l'égard de Gertrude. Le problème : il est lui-même amoureux de la jeune fille. Un roman d'amour et de raison.



Mon avis : 



Je suis tombée amoureuse de l'écriture d'André Gide en lisant Les Faux monnayeurs. J'avais ensuite moins apprécié La porte étroite mais l'enchantement vis à vis du style était toujours présent. Une fois de plus, je ne peux que saluer le talent de cet auteur, mais pour la seconde fois, je suis assez déçue par l'ensemble. 

 

L'histoire est lente, heureusement qu'il n'y a qu'une centaine de pages. J'ai trouvé les personnages assez niais et mous. Le ton est moralisateur et malsain à la fois. J'aurais aimé être touchée par cette histoire d'amour. C'est dommage, le potentiel est là mais mal exploité à mes yeux. En fait, je me rends compte que je n'ai pas grand chose à dire de ce court roman qui ne m'a finalement pas beaucoup marqué.


J'ai l'impression d'avoir lu le brouillon d'un chef d'oeuvre !


 

♥♥♥♥♥


En bonus néanmoins, un extrait de La symphonie pastorale de Beethoven :


 

 

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 10:25



Résumé :



 

"J'avais besoin de mon assassinat quotidien comme d'autres de leur tablette de chocolat noir."

 



Le héros n'a pas de nom. Ou plutôt pas d'identité fixe. Il change de nom et de vie comme on change de chemise. Coursier à Paris, il se fait passer pour un certain Urbain, tueur à gages insensible qui retrouve le plaisir des sens et du sexe par le meurtre. Puis il devient Innocent... Mais on ne change pas de vie si facilement. Le passé n'a jamais dit son dernier mot. Surtout lorsqu'il a le visage d'une adolescente fraîchement assassinée et dont le seul testament est un étrange journal intime. Comment ressusciter les sensations après s'être coupé des sentiments ?



"C'est une histoire d'amour dont les épisodes ont été mélangés par un fou."




 

Mon avis :

 

Soyons clair, je n'ai pas aimé. Trop cru, trop brutal. Aucune poésie. J'ai trouvé ce court roman sans âme, hygiénique. C'est comme si Amélie Nothomb disséquait un mort au scalpel sans aucun respect pour sa personne morale.



Cela dit, il y a un talent certain. Des phrases percutantes, des réflexions intéressantes. L'intrigue est assez prenante, je l'ai lu en une matinée sans interruption (bon, précisons qu'il n'y a que 90 pages).



Mais on ne va pas au bout des choses et tout est trop froid.  Des passages, notamment sur la fin, auraient pu être émouvants mais on est tellement vacciné contre les émotions dans ce roman que l'on ne ressent plus rien, comme le héros, juste une vague idée de ce que l'on devrait ressentir si nous en étions encore capables.



Je sais que c'est sans doute l'effet recherché mais ça ne me plait pas. Je ne lis pas pour être blasée, merci. Je crois savoir que l'univers d'Amélie Nothomb est toujours plus ou moins semblable à cela : à un labo d'étude avec des personnages névrosés et loin de toute chaleur humaine. C'est le premier livre de cet auteur que je lis et, pour l'instant, je n'ai pas envie de me replonger dans son univers.





♥♥♥♥♥



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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 23:17


 


Quatrième de couverture :

 


Je m'appelle Brodeck et je n'y suis pour rien. Je tiens à le dire. Il faut que tout le monde le sache.Moi je n'ai rien fait, et lorsque j'ai su ce qi venait de se passer, j'aurai aimé ne jamais en parler, ligoter ma mémoire, la tenir bien serrée dans es liens de façon à ce qu'elle demeure tranquille comme une fouine dans une nasse de fer. Mais les autres 'mont forcé : "Toi, tu sais écrire, m'ont-ils dit, tu as fait des études". J'ai répondu que c'étaient de toutes petites études, des études même pas terminées d'ailleurs, et qui ne m'ont pas laissé un grand souvenir. Ils n'ont rien voulu savoir : "Tu sais écrire, tu sais les mots, et comment on les utilise, et comment aussi ils peuvent dire les choses. Ca suffira. Nous on ne sait pas faire cela. On s'embrouillerait, mais toi, tu diras, et alors ils te croiront".





Mon avis :



Que dire si ce n'est que c'est certainement un des meilleurs livres que j'ai jamais lu ? Poignant, authentique, profond. Je l'ai relu récemment, et j'ai retrouvé intactes toutes les émotions de ma première lecture. 



Les noms... Des personnages, des lieux, des choses. Ce dialecte germanisant et poétique transporte et donne une impression d'immuable. Philippe Claudel n'est jamais précis dans le cadre spatial ou temporel. Tout est suggéré, tout est subtil. Le symbole est au coeur du roman ; roman à la fois impersonnel, intemporel et, par là même, universel. 



La folie des hommes... Ce que l'on retient de ce roman, c'est la tragique banalité du mal, la trahison, la cruauté de l'appareil nazi mais pas que de cela, la destruction physique et psychologique. L'auteur a le don d'utiliser un style parfois un peu lourd, pesant pour faire sentir, paradoxalement, l'horreur toute nue, sans fioriture. Le style est tantôt poétique, tantôt on ne peut plus cru. Le thème tantôt général, tantôt intime. Les personnages sont des types, ils sont décrits précisément et pourtant ils sont tout les hommes. Il n'y a jamais de tentative d'enjoliver la réalité, ils sont des hommes dans tout ce qu'il y a de bas en l'homme.



L'angoisse... Brodeck est seul dans la remise à taper sur sa machine, surveillé sans cesse. Revenir des camps n'a pas levé la peur, l'exclusion qui le poursuit depuis toujours. L'atmosphère du village montagnard est pesante, malsaine, opressante. On ne peut faire confiance à personne. La solitude de Brodeck est frappante, troublante même. Sa femme est enfermée dans son esprit, sa fille est trop jeune, Fédorine est trop vieille. C'est affreux. Et il reste passif, détaché de tout et pourtant appeuré et révolté intérieurement : il est au-delà de l'humanité, trop profondément marqué par le chaos, on lui a trop fait comprendre qu'il n'était qu'un étranger et qu'il ne serait jamais rien. C'est à la profonde misère d'un homme que l'on touche, au malheur brut. 





L'art... Une composante importante du roman. Les paysages magnifiques des montagnes, la musique, la peinture et l'écriture sont abordés. Le problème ? L'art est toujours destructeur, malsain, pervers. S'il est bon en lui même, il est toujours lié à l'horreur. La peinture en révélant les hommes, les rend violents, la beauté des paysages cachent l'isolement, le danger et les drames qui s'y jouent, l'écriture condamne Brodeck, la musique d'Emélia (l'épouse de Brodeck) "fracasse la tête" et masque des atrocités. C'est une vision on ne peut plus pessimiste de l'humanité que dépeint Claudel. Je pense trop pessimiste pour être vraie mais à la place de Brodeck, qui n'aurait pas cette vision ?



Bref, l'étrangeté, la beauté, l'horreur, l'amour, la vie, la mort, la vie quand même.

Bouleversant... Indispensable.




♥♥♥♥♥ (sans la moindre hésitation !)

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 10:23


 


Quatrième de couverture :



A quinze ans, Michaël fait par hasard la connaissance, en rentrant du lycée, d'une femme de trente-cinq ans dont il devient l'amant. Pendant six mois, il la rejoint chez elle tous les jours, et l'un de leurs rites consiste à ce qu'il lui fasse la lecture à haute voix. Cette Hanna reste mystérieuse et imprévisible, elle disparaît du jour au lendemain. Sept ans plus tard, Michaël assiste, dans le cadre de des études de droit, au procès de cinq criminelles et reconnaît Hanna parmi elles. Accablée par ses coaccusées, elle se défend mal et est condamnée à la détention à perpétuité. Mais, sans lui parler, Michaël comprend soudain l'insoupçonnable secret qui, sans innocenter cette femme, éclaire sa destinée, et aussi cet étrange premier amour dont il ne se remettra jamais. Il la revoit une fois, bien des années plus tard. Il se met alors, pour comprendre, à écrire leur histoire, et son histoire à lui, dont il dit : "Comment pourrait-ce être un réconfort, que mon amour pour Hanna soit en quelque sorte le destin de ma génération que j'aurais moins bien su camoufler que les autres ? "




Mon avis :



Un roman complexe écrit dans un style recherché. Je l'ai lu en moins de deux jours (ce qui est assez rare chez moi). L'histoire est vraiment prenante. Mais ce sont surtout les reflexions sur la Grande Histoire qui sont très bien abouties : ces reflexions sur "la tragique banalité du mal" comme dirait Hannah Arendt. Il est difficile de compatir avec une nazie. Difficile psychologiquement pour un lecteur moderne qui connait toutes les horreurs de la période de ne pas pouvoir s'empêcher de s'attacher à une nazie, je veux dire. Et pourtant, Hanna est attachante. Alors ce livre est bouleversant et nous amène à nous interroger sur la notion de responsabilité et de culpabilité. L'auteur nous place en juge de Hanna. Comme si nous avions le droit et la capacité de juger une époque ! 


Michaël, en revanche, je l'ai moins apprécié. Je l'ai trouvé prétentieux, il a l'arrogance de son âge, je pense, mais c'est assez déplaisant. A l'inverse (je sais que c'est l'effet recherché mais bon), je l'ai trouvé trop timide et soumis avec Hanna, c'est agaçant. Par ailleurs, au-delà de la guerre, la relation entre Hanna et Michaël est dérangeante. On ne sait pas (là encore) comment la juger : est-ce malsain ? est-ce un amour véritable et beau ? Certainement les deux à la fois.






Je ne veux pas dévoiler le noeud de l'histoire pour ce qui ne l'ont pas lu. Le fait d'avoir connu le secret de Hannah avant ma lecture a levé toute une part du brio du livre. Je suis presque sûre que si j'avais lu le roman sans rien savoir, c'aurait été un coup de coeur. Toujours est-il que l'intérêt du lecteur est maintenu intact du début à la fin du roman qui se déroule sur trois périodes distinctes. Chacune est pretexte à une avancée dans la réflexion. Ce roman aurait pu être une dissertation ou une thèse sur la responsabilité ou justement l'absence de responsabilité de la nation allemande dans l'exécution de l'idéologie nazie. Il pose la question centrale qui revient sans cesse à l'esprit des gens de l'après guerre, à notre esprit : qu'aurions nous fait à leur place ?



Une lecture nécessaire. 



Je n'ai pas encore vu le film, mais j'ai le DVD. J'attendais d'avoir fini le roman. On m'a dit qu'il était magnifique (ce dont je ne doute pas au vu de la qualité du livre) !



♥♥♥♥

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 13:21




Quatrième de couverture :


Elles ne sont pas sœurs... elles sont Sœurs. Leur petite communauté au cœur de la France subsiste - difficilement - grâce au délicieux chocolat qu'elles produisent. Mais si elles manquent le rendez-vous au fin fond de la Colombie, la part de fèves de cacao qui leur est réservée sera immédiatement attribuée à d'autres. Quittant leurs habits monastiques et le recueillement du cloître, projetées en pleine forêt amazonienne, elles découvrent un pays magnifique où grouillent anacondas, piranhas, araignées venimeuses et, pire encore, bandits convoitant leur trésor de fèves. Mais elles sont prêtes à tout pour sauver leur communauté. Prêtes à changer d'identité, à jouer du revolver, à chanter et à danser dans un cabaret peuplé de malfrats, perdu dans la cordillère des Andes. Parviendront-elles au rendez-vous ? Pourront-elles réintégrer la communauté ? Voudront-elles y revenir ? Les obstacles sont nombreux. Les cœurs battent. Tout peut arriver. Une aventure haletante, déroutante et romanesque, pleine d'humour, de fantaisie et de passion, dont le seul but est de rendre heureux en suivant la route initiatique des " Sœurs Chocolat ". 

Cette lecture entre dans le cadre du Challenge Chocoladdict :



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Mon avis :



Voilà le livre qu'il vous faut pour affronter cet hiver rigoureux : il est plein de soleil, de chaleur et d'exotisme ! C'est vraiment une lecture sympathique et divertissante. On découvre d'abord la vie des Soeurs dans l'Abbaye de St-Julien-du vaste monde qui vit de la vente du chocolat mais qui traverse de graves difficultés fiancières... Cette première partie où le voyage s'organise n'est pas la plus palpitante mais reste agréable. On fait la connaissance de chacune des Soeurs qui ont toutes leur personnalité. J'ai aimé me retrouver au coeur de leur communauté ^^ Et elle n'est pas ennuyeuse la vie des religieuses ! Il se passe toujours quelque chose.


Mais la véritable aventure commence avec le départ en Colombie. C'est un vrai plaisir de suivre les deux religieuses désignées et qui redécouvrent le monde extérieur. Leurs péripéties pour atteindre le village du chocolat sont invraisemblables mais peu importe ! C'est cette ambiance déjantée qui m'a tellement plue. Elles vont tout affronter, elles sortiront bouleversées de cette expérience mais resteront toujours fidèles à leur foi ! Deux personnages attachants (même si Anne m'a bien agacée au début) et beaucoup de compagnons de route tout aussi hauts en couleur. L'écriture est agréable et efficace, le rythme rapide juste comme il faut, on est tenu en haleine jusqu'à la dernière page (surprenante) !

Un roman plein d'humour, d'aventures et d'amour (de Dieu, des autres et... du chocolat !). A lire !




♥♥♥♥

 

Et en prime, rien que pour vous, une "religieuse" au chocolat !!! 

 

 

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