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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 14:42



Quatrième de couverture :


Un monstre marin, "une chose énorme", ayant été signalé par plusieurs navires à travers le monde, une expédition est organisée sur l'Abraham Lincoln, frégate américaine, pour purger les mers de ce monstre inquiétant. A bord se trouvent le Français Pierre Aronnax, professeur au Muséum de Paris, et Conseil, son fidèle domestique.


Une fois parvenus en vue du monstre, deux immenses trombes d'eau s'abattent sur le pont de la frégate, précipitant Aronnax, Conseil et le harponneur canadien Ned Land sur le dos du monstre... qui se révèle être un fabuleux sous-marin, le Nautilus, conçu et commandé par un étrange personnage, le capitaine Nemo, qui paraît farouchement hostile à toute l'humanité !


Condamnés à ne plus jamais revoir leur patrie, leurs parents, leurs amis, la plus extraordinaire aventure commence pourtant pour les trois hommes...

 

 


Mon avis : 

 


Pour ma deuxième immersion dans l'univers de Jules Verne, j'ai choisi d'explorer les fonds marins qui m'ont toujours passionée... Et je ne fus pas déçue du voyage ! Vingt mille lieues d'une aventure de chaque instant ! 

 


J'apprécie ce savant mélange de registres : comique, action, suspens, description. Tout est très bien distribué tout au long du roman. Les personnages sont assez sympathiques notamment Conseil et Ned Land qui, chacun dans leur genre, le valet pragmatique et le harponneur bougon, apportent une bonne dose d'humour au livre. Le professeur Arronax est moins remarquable mais pas aussi antipathique que Phileas Fogg dans Le tour du monde en 80 jours. Et le Capitaine Nemo, comme je l'avais imaginé, raffiné et mystérieux. Il m'a plu d'autant plus qu'il était fidèle à mes attentes. Par contre, j'aurai aimé en savoir davantage sur son compte... Je lirai donc les autres romans où il est question  de cet étrange personnage ! ^^ Et le Nautilus alors : quelle merveille !  

 

 


Comme j'ai aimé plonger au fond des mers du monde entier ! Les descriptions m'ont fait vraiment voyager sans me lasser une seule seconde : les péripéties survenant toujours au moment opportun ! Et puis j'aime les illustrations qui nous accompagnent et ajoutent encore un peu d'enchantement (oui, je n'ai pas grandi : j'aime toujours autant les livres avec des images ^^). 

 


Un reproche tout de même ? Les longues (mais longues !) énumérations d'espèces, les discours scientfiques interminables et incompréhensibles que j'ai joyeusement ignorés pour poursuivre ma lecture avant que la magie de la découverte ne s'enfuie ! ^^ Par ailleurs, j'ai été assez surprise par l'absence totale de présence féminine dans le roman. Cela ne m'a pas dérangée (je ne suis pas une féministe de la première heure et ce n'est pas un aspect indispensable à l'histoire) mais c'est un peu perturbant, comme s'il manquait quelque chose tout de même...



 


Malgré ces détails, je conseille cette lecture (bon, ok, je suis peut-être la seule à ne pas l'avoir lu) ! Bien sûr, je pense qu'il faut apprécier l'univers de Jules Verne, son style d'écriture (bien écrit mais efficace, sans trop de poésie sauf quand le Capitaine parle de la mer : là j'ai été transportée) et cette passion pour tout ce qui touche aux sciences et techniques pour vraiment aimer cette lecture.

 


Bref, un presque-coup-de-coeur 

 



♥♥♥♥




PS : quand j'étais petite, je croyais qu'il s'agissait de plonger à 20000 lieues de profondeur ^^ Pour ceux qui seraient aussi naïfs que moi : il n'en est rien, il s'agit bien d'une distance de 20000 lieues, ce qui est tout de même plus plausible !

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 17:26

 

Quatrième de couverture : 

 

Sommes-nous sur terre, comme on l’affirme si souvent, que pour servir notre propre survie et nos intérêts personnels ? Est-il vraiment dans la nature humaine de nous poignarder dans le dos les uns des autres pour gravir les degrés de la hiérarchie ? Le comportement égoïste et l’esprit excessif de compétition, souvent justifiés comme instinctifs et conformes aux théories de l’évolution, sont dans ce livre magistralement remis en cause. Un livre brulant d’actualité au moment où la crise met en exergue les terribles excès de l’individualisme et du primat donné à la notion de concurrence.

Fort de son expérience sur le terrain , de ses recherches en anthropologie, psychologie, comportement animal et neurosciences, de ses expériences en laboratoire sur les chimpanzés, les bonobos et les singes capucins – ainsi que sur les dauphins et les éléphants – Frans de Waal , le plus célèbre des éthologues, nous montre également, exemples à l’appui, que de nombreux animaux sont prédisposés à prendre soin les uns des autres, à s’entraider et, dans certains cas, à se mobiliser pour sauver la vie des autres. Bref la possibilité d’empathie n’est pas comme on le croyait jusqu’alors le propre de l’homme !

Écrit dans un langage accessible à tous, regorgeant d’anecdotes, marqué par un humour empreint d’ironie et par une intelligence incisive, L’Age de l’empathie en mettant la coopération au cœur de l’évolution des espèces ouvre des perspectives passionnantes dans les domaines de la politique, de l’économie et dans notre manière d’être au monde.

 

Mon avis : 

 

Voici pour une fois un essai, genre que je n'aborde que rarement. Je dois dire que j'ai été agréablement surprise. Ce livre est bien écrit, facile à comprendre même pour une non-scientifique telle que moi ^^ Il est surtout passionant ! Frans de Waal étudie le comportement animal (les singes notamment) et le rapport à l'autre. Il donne beaucoup d'exemples. L'ouvrage est très vivant, en fait. Et au-delà des animaux, il s'interroge et nous interroge sur notre mode de vie, sur notre sens de la justice. Il est toujours pertinent sans jamais être moralisateur. 

Bref, une lecture intéressante et nécessaire que je recommande !

 

♥♥♥♥

 

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 16:36

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

 

  Jane Eyre est pauvre, orpheline, pas très jolie. Pourtant, grâce à sa seule force de caractère, et sans faillir à ses principes, elle parviendra à faire sa place dans la société rigide de l'Angleterre victorienne et à trouver l'amour... Une héroïne qui surmonte les épreuves sans perdre foi en son avenir, une intrigue où se succèdent mystères et coups de théâtre, une passion amoureuse qui défie tous les obstacles : le plaisir de lire Jane Eyre est toujours aussi vif. Comme elle, on veut croire que rien n'est écrit d'avance et que la vie réserve des bonheurs imprévus.

 

Mon avis :

 

  J'avais entendu parler de ce roman au fil d'autres lectures y faisant allusion. C'est après avoir lu Les Hauts de Hurlevent d'Emily Brontë que j'ai décidé de lire le roman de sa soeur. Et je ne fus pas déçue ! J'ai d'ailleurs préféré Jane Eyre à Hurlevent (et vous ?). 

 

  Ce qui fait la force de ce roman, selon moi, c'est la capacité de l'auteur à faire intervenir les coups de théâtre pile au moment opportun : dès que le lecteur commence à se lasser d'une situation... BIM... rebondissement ! Et regain d'intérêt !  Du coup, j'ai eu du mal à le lacher ce livre ! Toutes les étapes de la vie de Jane sont fascinantes. Toutes sont creusées. J'ai vraiment vibré en découvrant l'histoire d'amour (accessoirement, je suis tombée amoureuse de Mr Rochester... ah, Mr Rochester). J'ai presque pleuré devant les obstacles à surmonter. J'ai eu peur parfois à lire la nuit, seule dans une maison isolée où le moindre bruit me faisait sursauter (je faisais du baby-sitting dans une ferme et je vous promets que j'ai failli réveiller le petit garçon de 4 ans que je gardais pour ne pas être toute seule ). J'étais vraiment en colère devant l'injustice, devant St.-John (qui m'agace autant qu'il me touche). Toutes ces émotions prouvent la richesse de l'histoire mais aussi le talent de romancière de Charlotte Brontë. Un style parfois un peu pompeux, mais Dieu que c'est efficace et beau !

 

  Je regrette néanmoins quelques détails. Déjà, en patriote, j'ai été un peu vexée par les critiques contre les Français : "une solide éducation anglaise corrigea dans une large mesure les défauts qu'elle tenait de son origine française", non mais oh, on se calme là, svp ! Plus sérieusement, j'aurais aimé que certains personnages soient un peu plus profonds : Diana et Mary, Helen, notamment. Mais ce livre aurait quand même été un coup de coeur pour moi s'il n'y avait pas eu cette fin qui m'a déplue. Elle est rapide, brutale, superficielle... bref, expéditrice.

 

 

  Mais, qu'à cela ne tienne, tant pis, je retiens le souvenir d'une histoire magnifique ! A découvrir (surtout pour les sentimentales ^^)... J'ai hâte de la voir portée à l'écran (j'hésite quant à la version à regarder en priorité).

♥♥♥♥

 

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 09:51

 

 

 

Quatrième de couverture : 

 

Roulant dans la même direction et presque à vitesse égale, deux trains semblent faire la course. Mrs McGillicuddy aperçoit alors, dans un des compartiments d'en face, un homme en train d'étrangler une femme ! Mais le train de Mrs McGillicuddy ralentit, et la vision disparaît dans la nuit...

 

 

Mon avis :

 

Ce policier fait partie des enquêtes de Miss Marple (et non pas de la série des Hercule Poirot). C'était seulement mon deuxième Agatha Christie (après Le Crime de l'Orient Express). J'aime les policiers de temps en temps et spécialement quand ils se passent dans un train... Ne me demandez pas pourquoi, mais j'aime l'atmosphère de huis clos spécifique du train ! 

 

Bref, ici, l'histoire commence dans un train, oui, mais après on descend et l'on s'installe dans une maison. Toute la première partie de l'intrigue consiste à identifier la victime (original : les éventuels assassins sont assez réduits tandis que la victime pourrait être n'importe qui). Les coupables possibles sont de moins en moins nombreux puisque deux d'entre eux sont tués à leur tour... Macabre n'est-ce pas ? Le suspens est total jusqu'à une dizaine de page de la fin je dirai (ou suis-je particulièrement longue à la détente ?). Oui, j'avais deviné qui était le coupable.... Bon, d'accord... j'avoue, c'est vrai que j'avais soupçonné tout le monde donc je ne prenais pas trop de risques  

 

 

J'ai bien aimé l'ambiance du roman et les personnages qui sont suffisament travaillés (malgré leur nombre) pour être attachants. Le style d'écriture est très agréable et fluide pour un policier. Disons qu'Agatha Christie a une écriture efficace, elle ne s'embarrasse pas de détails, "ça va vite". C'est adapté au genre policier mais ça ne relève pas vraiment d'une prouesse littéraire remarquable. 

 

 

 

En bref : Pas de coup de coeur mais une intrige bien ficelée qui vaut bien le détour ! 

 

♥♥♥♥

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 15:05

 

 

Quatrième de couverture :

 

Ce n'était pas la première fois que les hommes mettaient Dieu hors de lui. Le visage fermé, le regard sombre, les mains derrière le dos, il faisait les cents pas dans son éternité. Il se disait que sa vie serait meilleure sans les hommes. Il leur avait tout donné. Et d'abord l'existence. Il finissait par se demander s'il avait bien fait de les tirer du néant.

 

La tentation lui venait de les abandonner à eux-mêmes. On verrait bien ce qu'il deviendraient s'il se refusait tout à coup à soutenir l'univers, si la Terre cessait de tourner, si le Soleil ne les chauffait plus, si les lois de la physique s'effondraient brutalement, si le temps s'arrêtait.

 

Il fit appeler l'ange Gabriel, qui lui avait déjà, à plusieurs reprises, servi de messager auprès des hommes. Gabriel, une nouvelle fois, descendit sur Terre. Il s'installa chez moi. Et, pour essayer de fléchir l'Eternel, je rédigeai avec lui le rapport qui porte son nom.

 

 

Mon avis :

 

Au vu de la quatrième de couverture, le projet a l'air original et novateur. J'avais hâte d'entamer cette lecture... Après, j'ai eu hâte d'en finir ! En réalité, ce livre s'approche bien davantage de l'autobiographie et de l'essai que du roman ou du conte. Or, j'ai une sorte d'aversion contre le genre autobiographique (à part La promesse de l'aube de Romain Gary). Dieu et Gabriel sont très vite eclipsés au profit de l'histoire personnelle ne l'auteur censée sauver le monde.

 

Gabriel va chez Jean d'Ormesson pour que ce dernier lui raconte sa vie. Et là, je ne sais pas si je vois juste, mais le résultat me semble emprunt d'une fausse modestie agaçante. Jean d'Ormesson revient sur son ancestrale lignée noble, sur son enfance de châtelain, sur son admission à l'Ecole Normale Supérieure d'Ulm, sur ses fréquantations de Présidents et de célébrités littéraires, sur son passé de directeur du Figaro, sur ses multiples écrits à succès, sur son entrée à l'Académie française....... Il insiste bien tout en répétant : "mais je ne suis rien, moi, après tout ; je suis moins qu'un tel ou que tel autre, je ne suis pas exceptionnel ; je ne pense à rien, je suis nul"... Je n'ai pas aimé cette prétention de fond : il va devoir sauver les hommes de l'abandon de Dieu, sauver le monde entier avec l'aide de l'ange Gabirel qui, comme par hasard, a élu domicile chez lui... Mouais. Un passage m'a particulièrement déplu : il doit défendre son manuscrit chez Gallimard. Je me suis juste dit : "sinon, ça va les chevilles ?".

A vous de juger :

 

"On peut vivre sans Les Faux-Monnayeurs, on peut vivre sans Aurélien. Que vous ayez lu ou non Anabase, La Prisonnière, Voyage au bout de la nuit, votre existence de chaque jour n'en sera pas changée. Gabriel, c'est autre chose. Il m'a tout dit de notre avenir. Impossible pour nous tous, et pour vous et pour moi, de continuer à vivre après le rapport Gabriel comme nous vivions avant".

 

Ceci dit, tout n'est pas noir, sinon je ne serai pas allée jusqu'au bout. L'écriture est plutôt agréable. Ce Monsieur est quand même membre de l'Académie française. Et j'ai apprécié plusieurs passages et réflexions notamment sur l'opposition entre le temps, l'espace et l'Eternité. J'ai aimé aussi qu'il nous parle de littérature et de l'importance des mots. Il cite beaucoup d'extraits littéraires qui l'ont marqué (même si, la plupart du temps, il ne précise pas d'où ces extraits sortent ni de qui ils sont... A nous de chercher !).

 

En bref :

 

Je n'ai pas aimé ce livre. Je pense que le fait qu'il n'ait pas correspondu à mes attentes y est aussi pour beaucoup, j'y ai découvert une pseudo-autobiographie que je n'attendais pas et que j'ai trouvé fausse, manquant de sincérité. Après, ce livre vaut peut-être le coup pour les quelques jolies réflexions que l'on peut en tirer. 

 

♥♥♥♥♥

 

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 10:56

 

 

 

Quatrième de couverture :

 

Phileas Fogg, gentleman anglais, parie avec les membres de son club qu'il fera le tour de la terre en 80 jours. Et, aussitôt, le voilà parti accompagné de son domestique Jean, un Parisien, dit Passepartout. Il devra être revenu à Londres, pour gagner, le samedi 21 décembre 1872 à 20h45 !

 

Soupçonné d'être l'audacieux voleur de la Banque d'Angleterre, Phileas Fogg va être filé tout au long de ses pérégrinations par le détective Fix qui ne peut cependant pas l'arrêter, le mandat d'amener arrivant toujours trop tard...

 

Les pays traversés, les multiples aventures, les stratagèmes employés pour contourner les nombreux obstacles, l'activité débordante de Phileas Fogg pour lutter contre le temps en ne se départant jamais de son flegme tout britannique, les personnalités de Passepartout et de l'obstiné Fix font du Tour du Monde en 80 jours un merveilleux roman, l'un des meilleurs de Jules Verne, dont le succès considérable ne s'est jamais démenti depuis sa parution en 1873.

 

 

Mon avis : 

 

C'était mon premier Jules Verne. J'hésitais à l'acheter ne sachant pas si j'allais apprécier ou non l'écriture de Jules Verne, je ne l'ai finalement pas pris. Et puis, comme par hasard, en fouillant le lendemain dans la bibliothèque de mes grands-parents, je tombe sur deux exemplaires du Tour du Monde en 80 jours auxquels je n'avais jamais fait attention !

 

Tout ça pour dire que je n'hésiterai plus à acheter un Jules Verne ! J'ai réellement apprécié cette lecture. Ce n'est pas que le suspens soit intense (on le sait qu'il va le finir son tour du monde) mais pourtant, on reste captivé du début à la fin du roman ! Cela tient aux multiples péripéties, au style piquant de Jules Verne aussi. 

 

Bon, je n'ai pas non plus trouvé tout parfait. Phileas Fogg, par exemple, a le don de m'énerver avec son impassibilité à toute épreuve ! Jules Verne aurait voulu en faire un robot qu'il ne s'y serait pas pris autrement ! (heureusement qu'il y a la fin dont je ne parlerai pas plus par respect pour ceux et celles qui ne l'auraient pas lu).

 

Non, l'âme du roman est portée par Passepartout (le seul français en plus ! Oui, je suis patriote ). Il est drôle, sympathique, attachant... Et puis, lui, au moins, il vit son tour du monde à fond ! Autre détail légèrement déplaisant : à la moindre difficulté, Phileas Fogg sort son argent et monnaye sa réussite (autrement dit : avec des sous plein les poches, tu es sauvé !). On en revient d'ailleurs à cela : Fogg s'en sort grâce aux sous, Passepartout grâce à son astuce !

 

Enfin, malgré ces détails, ce fut une bonne lecture que je conseille vivement !

 

 

♥♥♥


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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 11:14

 

 Quatrième de couverture :

 

L'été 1949, un jeune homme à l'enthousiasme stendhalien, Jacques Sauvage, historien de son état, retourne dans l'Italie qu'il a brièvement traversée avec sa section de tirailleurs en 1945. De tous ses souvenirs encore frais, le plus lancinant et le plus émerveillé est celui d'une halte à Varela, bourgade fortifiée dans une vallée perdue au coeur de l'Ombrie.

En historien il s'intéresse au passé de Varela, fondée au XVIème siècle par un condottiere ; en ancien combattant il aimerait tirer au clair un des mystères de sa brève campagne en Italie ; en homme il désire revoir celle qui l'a hébergé pendant son séjour, la Contessina Beatrice de Varela, dernière du nom, au beau et noble visage.A peine arrivé, il est brusquement plongé dans la vie cachée de Varela et de sa vallée, dont les moeurs n'ont pas bougé en trois siècles. La clé de l'énigme est une fête païenne à laquelle tous les habitants se préparent en secret.

Jacques Sauvage apprendra à être un homme, à se méfier autant de ses propres désirs que de ses coups de coeur, mais, un temps au moins, il a étrangement vécu dans le passé lointain et dans le présent, confondant l'un et l'autre, grisé par tout ce qu'il découvrait, bien obligé cependant d'admettre que ce monde n'est pas fait pour lui et qu'il serait d'une imprudence folle d'en détacher Beatrice ou son ardente soeur, Francesca. (Note personnelle : ou la jeune séductrice à l'air de nymphette de 16 ans, Adriana...).

 

Mon avis :

 

Pour la petite histoire, ce roman faisait partie de ma PAL depuis plus d'un an. Je l'avais trouvé à la foire au livres de mon village en me disant bien que je ne le lirai qu'une fois la prépa finie. Vous conviendrez que ce titre et ce "résumé" sont plus qu'attirants ! Je m'attendais à une histoire romantique, mêlée d'Histoire, le tout dans un cadre idyllique....

 

Mais, en fait, pas du tout !

Pour tout vous dire, c'est une lecture que j'ai été soulagée d'achever. Entendons-nous bien, ce n'est pas, loin s'en faut, un "navet littéraire", mais je n'en garderai pas le souvenir d'une réussite. L'auteur est membre de l'Académie française ce qui est, au moins, une garantie pour le style. Certes les phrases sont bien construites, le vocabulaire recherché (même si j'ai été surprise par certaines libertés comme les trois points d'exclamation à la suite qui se retrouvent plusieurs fois "!!!"). Quoi qu'il en soit, je n'ai pas accroché : les prhases sont longues, parfois un peu lourdes. Cela colle à l'atmosphère du roman me direz-vous : la chaleur pesante de l'Italie et la monotonie des vies décrites.

 

Nous en venons donc au fond de l'histoire. Et là non plus, je n'ai pas été transportée. Le protagoniste, Jacques Sauvage, est un personnage ennuyeux au possible : il le dit lui-même ! "Francesca a du feu et moi je suis tellement, tellement ennuyeux, dit-il avec un sincérité désarmante"...Bref, il ne prend jamaisd'initiatives, il est lent et grandiloquent par dessus tout (ah cette manie insupportable d'italianiser son nom !). Pour sa défense, tout est lent dans le roman, rien ne se passe vraiment, on est dans l'attente perpétuelle et le pire c'est que notre attente est déçue... Pour en revenir à Jacques, il reste extérieur aux rares moments d'action, les choses se passent autour de lui main non avec lui (encore moins grâce à lui). Vous l'aurez compris : il m'agace !

Par ailleurs, l'univers hypocrite, fermé, et malsain donne lieu à une sensation étouffante comme un huis-clos. Tout le monde reste enfermé dans une fatalité que personne n'essaie de dépasser. Je suppose que c'est l'ambiance qu'a voulu créer Michel Déon : on ne s'échappe pas de Varela. Mais, moi, ça ne m'a pas plu. 

 

Reste quelques passages intérressants, quelques personnages attachants (comme Assunta, une paysanne bien en chair qui aime les plaisirs simples de la vie ; Adriana, la petite nymphette qui finit par nous attendrir autant qu'elle peut nous choquer ; son petit frère Umberto ; et même la Contessina Beatrice malgré son inaccessibilité exaspérante !). Il faut aussi reconnaître à Michel Déon un talent indéniable pour parler de sensualité et de plaisir.

 

En bref :

 

Un roman qui ne démérite pas complétement mais dont on peut aisément se passer. Je ne vous le conseille pas spécialement, mais qui sait ?, peut-être serez-vous plus sensible que moi au charme de cette ville oubliée de l'Italie, au plaisir et à l'ennui des habitants...

 

Une consolation pour moi : Varela n'existe pas en réalité (j'ai fait des recherches ) !

 

 ♥♥♥♥♥

 

 

 

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