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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 14:05

 

 

Vous avez pu constater que mon blog tourne au ralenti et je m'en excuse.

 

Il faut dire, entre autres raisons, qu'Overblog ne me correspond plus ; ce qui ne m'encourage pas à prendre soin de cet espace, d'autant plus depuis l'évolution de la plateforme à laquelle je ne me fais pas...

 

C'est pourquoi, j'ai décidé de prendre un nouveau départ pour tenter de retrouver de l'élan en poursuivant l'aventure bloguesque sur Blogger.

 

J'y ai d'ores et déjà transféré tous mes articles ainsi que vos commentaires, toutefois, quelques bugs sont possibles, n'hésitez pas à me les signaler !

 

Je vais laisser ce blog ouvert un temps puis je le fermerai définitivement quand je serai bien installée sur la nouvelle plateforme.

 

Je vous invite à me suivre à cette adresse :

 

http://tempus-legendi.blogspot.fr/

 

Merci et à très vite !

5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 23:20

 

Après ce long article sur les romans de Jane Austen, je vous propose de rester dans la même thématique avec  un retour sur les adaptations des œuvres que j’ai visionnées à ce jour. Commençons par   Orgueil et préjugés dont j’ai vu les deux adaptations principales : la mini-série de 1995 et le film de 2005. Je ne saurais dire quelle adaptation j’ai préféré. Les deux sont très réussies !

 

De par le format, le texte est parfaitement respecté et mieux retranscrit dans la série. Mieux que dans le film qui  saute quelques passages.

 

En outre, les décors de 1995 sont particulièrement fouillés pour correspondre à la perfection à l’univers de Jane Austen. Cependant, j’ai préféré le film de ce point de vue parce que, malgré ces raccourcis et partis pris discutables, il est plus esthétique, mieux filmé et plus lumineux que ce soit en intérieur ou en décors naturels. En fait, je trouve que la série a assez mal vieillie sur ce point. Mais votre avis est peut-être différent ?

 

Par ailleurs, si la série permet d’approfondir les personnages et de bien exploiter l’histoire, je la trouve un peu statique tandis que le film permet de maintenir un rythme dynamique (ce n’est pas toujours heureux mais dans l’ensemble, je trouve cela réussi). Là encore, je pense qu’il s’agit d’une simple question d’époque. Chacune des œuvres a les défauts de ses qualités en réalité.

 

Je ne suis pas une spécialiste de l’histoire de la mode mais je trouve que les costumes se valent dans les deux adaptations. Peut-être sont-ils plus fidèles dans la série mais plus fins dans le film. Pour les coiffures, je pense aussi que la série est plus réaliste mais c’est parfois assez moche contrairement au film où elles sont assez jolies (sauf Elizabeth qui, en dehors des bals, a toujours les cheveux en pétard, c’en est désespérant).

 

Comme dans le roman, la grande force d’Orgueil et préjugés tient aux personnages. Alors passons au casting ! Ah le casting… Globalement, je préfère les acteurs choisis pour le film mais… il y a quelques exceptions et de taille, sinon, ce ne serait pas drôle !

 

 

1995 Elizabeth Bennet 2005

 

Dans les deux cas, je suis mitigée… Physiquement, les deux correspondent à l’image que je me faisais de Lizzie mais leur jeu me dérange. Elles minaudent, elles ont toujours ce petit sourire moqueur, jamais franc. Ca me stresse… Jennifer Ehle (1995) a peut-être un peu plus de nuances (mais le format de la série aide il faut dire) et Keira Kightsley plus de fraicheur.

 

 

 

1995 Fitzwilliam Darcy 2005

 

Bon. Je crois qu’il n’y a pas photo. Colin Firth est M. Darcy. Alors, si Matthew Macfadyen (2005) ne démérite pas, il est terne,  moins distingué, moins Darcy. Il ne peut pas lutter. Voilà.

 

 

 

1995 Jane Bennet 2005

 

Je ne peux tout simplement pas comprendre pourquoi ils ont choisi Susannah Harker (1995) pour jouer Jane. Elle est agaçante, lourde, pas assez jolie (non franchement que tout le long du film on nous dise qu’elle est plus jolie que Jennifer Ehle et que toutes les filles du village… de qui se moque-t-on ?). Non, je dis non. Tandis que Rosamund Pike est parfaite ! Douce, belle et solaire, j’aime tellement la scène où elle accepte la demande en mariage !

 

 

 

1995 Lydia Bennet 2005

 

J’aime autant l’une que l’autre ! Elles correspondent parfaitement au rôle, aussi insupportables l’une que l’autre ^^ Elles donnent une belle envergure au personnage !

 

 

1995 Charles Bingley 2005

 

Les deux acteurs sont très bons et fort sympathiques mais j’ai une préférence pour Crispin Bonham-Carter de 1995. Je trouve que dans le film, le réalisateur a rendu un Bingley fade et à l'air un peu idiot.

 

 

 

1995 George Wickham 2005

 

Là encore, les deux me plaisent. Adrian Lukis de 1995 a l’air plus perfide, tandis que Ruppert Friend de 2005 se rapproche davantage d’un enfant gâté. Mais finalement, ce sont deux facettes de la personnalité de Wickham qui sont bien exploitées.

 

 

1995 Mr Collins 2005

 

David Bamber de 1995 est tellement fidèle au roman. Je ne sais pas comment ils l’ont trouvé mais difficile de faire mieux ! Il est brillant de ridicule. Tom Hollander de 2005 joue un personnage différent mais assez convainquant aussi. Certainement beaucoup plus triste.

 

 

1995 Mr Bennet 2005

 

J’ai beaucoup aimé l’acteur de 1995 (Benjamin Whitrow) mais Donald Sutherland du film est tellement plus émouvant ! Le réalisateur a réussi à réduire ses apparitions tout en faisant en sorte que chacune d’elle soit inoubliable : humour, tendresse, émotion ! Il en devient un de mes personnages préférés. La scène de fin est particulièrement touchante quand il accorde la main de Lizzie à Darcy.

 

 

Pour le reste du casting, je dois dire que les deux adaptations sont plutôt convaincantes même si j’ai une préférence pour celle de 2005 : une madame Bennet moins agaçante, une Georgiana plus douce (mais on dirait qu’elle sort du lit…), une Caroline Bingley plus peste, et une Charlotte Lucas plus vivante et émouvante.

 

1995 2005

 

Enfin, je dirais que les différents moments clés de l’histoire sont bien traités dans les deux œuvres, parfois de façon similaire, parfois différemment, mais toujours avec délicatesse et humour !

 

Finalement, je ne vous aide pas à choisir l’une ou l’autre des adaptations… C’est parce qu’il faut voir les deux ! 

 

A bientôt pour parler des adaptations de Northanger Abbey et Mansfield Park !

1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 21:40

 

 

Après  Orgueil et Préjugés, j’ai continué ma découverte de Jane Austen avec Northanger Abbey puis Mansfield Park et enfin Raison et sentiments ; et je ne suis pas déçue !

 

 

 

Northanger Abbey, en particulier, a été un joli coup de cœur ! Ce roman est une œuvre un peu différente des autres romans que j’ai pu lire de Jane Austen. 

 

Catherine Morland, à 17 ans, est une héroïne en devenir.  Passionnée de romans de romans gothiques et "spécialiste" en la matière, elle est toutefois on ne peut plus naïve dans la vie quotidienne.  Lorsque les Allen, couple sans enfants, décident de l'amener à Bath pour la saison, Catherine rêve de voir sa vie d'héroïne commencer.   


Le ton à la fois ironique et bienveillant de l’auteur est unique et bien senti. Ce court roman est un prétexte pour Jane Austen qui s’amuse (et nous amuse) en caricaturant les romans gothiques. Mais, sauf erreur de ma part, on sent chez elle un petit quelque chose d’admiration pour ces romans, à travers le personnage de Catherine notamment mais pas seulement. Aussi la critique se fait elle drôle et gentille, et donc très agréable !

 

Par ailleurs, les ambiances créées entre la modeste demeure des Morland, l’agitation fiévreuse de Bath et la splendeur austère de Northanger apportent ce qu’il faut de variations, de rebondissements et forment un tout fort sympathique. 

 

Mais je pense que le charme de ce roman tient à des personnages tous plus aimables les uns que les autres ! Quoique non, en fait, certains sont détestables… Mais les gentils le sont tellement (adorables), jusqu’à la naïveté que c’en est touchant et que cela donne une intrigue « trop mignonne » ! Catherine est très attachante dans son ingénuité. On suit avec plaisir sa découverte du monde, ses aventures, ses joies et ses déboires. Henry Tilney est un personnage, s’il n’est pas aussi approfondi que d’autres personnages masculins de Jane Austen, est du moins vraiment aimable, sans part d’ombre. On ne sombre pas dans le cliché de l’homme blessé et ténébreux. Bref, pour ma part, il tient pour l’instant la première place de mon classement des héros de Jane Austen !

 

Certes, l’histoire n’est pas novatrice, le dénouement est prévisible… Mais quel bonheur d’accompagner Jane et ses personnages dans cette histoire !

♥♥♥♥♥

 

 

 

 

Plus tard, je me suis plongée dans l’univers de Mansfield Park. Je trouve remarquable la manière qu’a Jane Austen de créer des schémas si similaires dans ses différents romans et d’en faire à chaque fois pourtant un univers particulier que l’on découvre avec plaisir !

 

Fanny Price a été accueillie à Mansfield Park par son oncle et sa tante alors qu'elle avait 10 ans, ceux-ci souhaitant rendre service à sa mère qui, ayant fait un imprudent mariage, avait de la difficulté à faire vivre sa nombreuse famille.  Elle grandit donc auprès de ses deux cousines - Maria et Julia - et ses deux cousins - Tom et Edmund - tout en étant toujours traitée comme une parente inférieure par tous à l'exception d'Edmund.   La très vertueuse Fanny voit bientôt ses sentiments pour Edmund passer de la simple affection à l'amour mais l'arrivée à Mansfield de Miss Crawford - de laquelle s'éprendra Edmund - et de son frère viendra causer beaucoup d'émois aux habitants de Mansfield Park.

 

Cependant, j’ai personnellement trouvé Mansfield Park un peu en deçà de mes deux précédentes lectures. Ce roman est un peu plus long et sa lecture s’est révélée plus laborieuse. Je mets en grande partie cela sur le compte de personnages moins attachants, à la fois plus longuement et moins précisément décrits. J’ai par-dessus tout trouvé Fanny terne et presque ennuyeuse. Je n’ai commencé à lui porter de la sympathie que sur la fin du roman. Pour Edmund, ce fut l’inverse, s’il m’a charmé au début, son aveuglement et ses tergiversations m’ont agacée au fur et à mesure que l’histoire avançait. En outre, je trouve que peut-être le roman gagnerait à être quelque peu abrégé, avec moins de rebondissements qui donnent plus une impression de tourner en rond que de dynamiser l’intrigue (la mise en scène de la pièce de théâtre par exemple m’a paru lourde et peu à propos ; en fait, la volonté d’insérer une dimension de critique sociale était assez malvenue selon moi, ici).

 

Ceci dit, j’ai apprécié cette lecture de par l’atmosphère créée, les personnages secondaires et les « méchants » bien travaillés, et toujours pour la plume de Jane Austen, piquante et tendre à la fois !

♥♥♥♥♥

 

 

 

Enfin, j’aimerais parler de mon véritable coup de cœur : Raison et sentiments !

 

En amour comme en tout, rien n’a changé depuis le XIXème siècle. Si la fougueuse Marianne s’abandonne à une passion qui menace de lui brûler les ailes, la sage Elinor prend le risque de perdre l’amour à force de tempérance ? Raison et sentiments : impossible équation ? Les deux jeunes femmes devront apprendre de leurs vacillements. Pour le meilleur et pour le pire. 

 

C’est bien simple, j’ai tout aimé ! Je n’y pas retrouvé les quelques points négatifs qui avaient pu me gêner dans Orgueil et préjugés. 

 

En réalité, je ne sais pas trop comment décrire mes impressions… J’ai trouvé ce roman parfaitement mené avec des personnages emblématiques, une intrigue pleine de revirements bienvenus, une écriture fine et nuancée pour une Angleterre fascinante de la campagne sauvage à l’agitation londonienne ! 

 

Evidemment, l’auteur nous parle encore de jeunes filles de bonnes familles mais sans le sou et de leurs amours ; cependant, le charme opère toujours et d’autant plus dans Raisons et sentiments. Pour ma part, j’ai été particulièrement sensible à la relation entre Marianne et Elinor, par les similitudes entre leurs situations et leur manière différente d’affronter les obstacles. Je ne parviens pas à choisir mon camp définitivement entre les deux sœurs mais je crois que je me vois plus en Elinor : d'abord parce que je dessine mieux que je ne chante ^^ et puis parce que l’élu de son cœur, tout comme sa vision du bonheur me parlent davantage que ceux de  Marianne. 

 

De ce roman, les seuls reproches que je pourrais faire sont le manque de développement de certains personnages secondaires et une fin un peu rapide (voire beaucoup trop rapide pour Marianne). Le reste est parfait !

♥♥♥♥♥

 

 

Je suis triste de penser qu’il ne me reste que quelques romans de Jane Austen à découvrir… Il faudra ensuite se contenter du plaisir de la relecture !

1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 18:38

 

 

Je suis de retour (mais pour combien de temps... ma vie est trop mouvementée ^^) avec le chef-d'oeuvre de Philip Pullman, la saga A la croisée des mondes (His dark materials). J’ai lu cette trilogie deux fois en entier (et d'affilée) mais j’ai dû relire le premier tome une quinzaine de fois (au moins) ! La première fois, j’avais à peine 11 ans (comme Lyra d’ailleurs), j’étais en sixième et j’ai a-do-ré ! La seconde, ce fut l’année dernière. J’ai mieux analysé, j’ai eu un regard beaucoup plus critique mais, l’un dans l’autre, je conserve mon coup de cœur !

 

 

Comme pour mon article sur la saga Hunger Games, je vous propose un découpage en deux parties :

-  Les points transversaux de la trilogie

-   Mon avis tome par tome

 

Je vais essayer de rester superficielle pour ne pas gâcher le plaisir de la lecture et de la découverte pour ceux qui ne l'ont pas lu (et ceux qui l'ont lu sauront de quoi je parle ^^).

 

C’est parti ?

 

 

 

1° Points transversaux

 

1°1 La plume de Phillip Pullman


Cette trilogie est extrêmement bien écrite, très agréable à lire, le style est terriblement addictif ! La plume est à la fois subtile et dynamique. Les descriptions convoquent parfaitement l’univers du récit, les dialogues sont très bien menés avec un registre de langage adapté au personnage mais jamais enfantin pour autant. Pour une saga étiquetée jeunesse (alors que franchement, ce n’est pas vraiment justifié), l’écriture est très travaillée même, parfois, complexe pour les plus jeunes, je pense. Après, je n’ai lu qu’en français... Même si je pense que le texte original est très bon, j’aimerais souligner l’excellent travail du traducteur tant au niveau général que pour les termes associés au monde de Pullman.

 

1°2 L’univers de la saga


Mais où Phillip Pullman est-il allé chercher tout ça ?! C’est certainement l’univers fantastique de la littérature qui m’a le plus fasciné de tout ce que j’ai pu lire ! Tout me plait : l’idée des différents mondes, les enjeux de pouvoir, le poignard subtil, l’aléthiomètre, les daemons bien sûr (je me suis toujours demandé quelle forme mon daemon prendrait...).  J’ai aimé cette incursion subtile du fantastique dans un monde que l’on connait ou que l’on pourrait connaitre, différent juste comme il faut du nôtre.  Comme toujours, j’ai moins apprécié les éléments trop merveilleux pour moi : les sorcières, les ours, les anges, les Mulefas. Mais, dans cette trilogie, ça ne m’a pas plus embêté que cela : ces éléments sont introduits progressivement et s'insèrent parfaitement dans l'univers créé. C'est là un autre point particulièrement génial à souligner : le rythme d’apparition des éléments est parfait, nous avons juste le temps d’assimiler mais pas le temps de s’ennuyer. Nous sommes toujours dans la découverte, dans l'attente d'un élément qui éclairera les événements.Quel suspense et quelle maitrise !

 

J'aurais néanmoins quelques critiques à ajouter. D'une part, Pullman tombe dans un schéma traditionnel avec le personnage de l'élue, Lyra. Pourquoi elle ? Pourquoi faut-il toujours un élu avec une prophétie ? Evidemment, c'est efficace mais ce n'est pas très original. Pour le coup, j'ai préféré Will qui s'est retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Même si, comme par hasard, c'est un garçon au passé trouble et d'une grande morale, son implication dans l'aventure semble davantage fortuite et plus naturelle. Il est plus facile de s'identifier à ce jeune homme qu'à Lyra par le fait.

 

Ma seconde critique tiendra au fond du message que transmet Pullman : l'objectif à terme est de détruire l'Autorité et le Magisterium (comprenez Dieu et l'Eglise). Pour ma part, mettre tous les maux du monde sur l'existence de l'Eglise me paraît un peu facile et par trop manichéen. En outre, au-delà d'un anticléricalisme qui confine à la caricature mais que je peux admettre, je ne comprends pas cette volonté d'en finir avec Dieu et de l'opposer à la liberté et au plaisir : n'avons-nous pas la liberté de croire et d'en tirer un certain bien-être, Monsieur Pullman?  

Mais enfin, au vu de la qualité de l'histoire et de la richesse du monde créé, j'ai facilement fait abstraction de ces sous-entendus radicaux pour me concentrer sur le sens au pied de la lettre et l'exhaltation que nous procure la quête de Lyra et de ses amis (les cathos sont loin d'être des gens obtus, n'en doutez pas ! ^^).

 

 

 

 

1°3 Les personnages


Lyra est la fillette que j’ai rêvé d’être, enfant : courageuse voire téméraire, enthousiaste, audacieuse (menteuse à ses heures mais pour la bonne cause), vive, intelligente, intuitive ! Les qualificatifs ne manquent pas. Cependant, dès ma première lecture mais surtout récemment, elle m’a fortement agacée. On la découvre sous un autre jour également. C'est une enfant très sûre d'elle jusqu'à l'arrogance. Elle est aussi réglièrement capricieuse et colérique. Malgré cela (et heureusement), on s’attache vraiment à elle et à son daemon, Pantalaimon. Ce dernier a souvent des réactions opposées à celle de Lyra : il est craintif, plus réfléchi (comme le fond du cœur de Lyra ?). En tout cas, c’est l’héroïne idéale, celle qui permet de rendre l’histoire palpitante d’autant plus que Lyra grandit et évolue au cours des tomes, elle apprend de ses erreurs et s'assagit. 

 

Will Parry n'apparaît que dans le deuxième tome mais on a l'impression de la connaitre autant que Lyra et on se demande comment on a pu s'en passer tout ce temps ! Lors de ma première lecture, à 11 ans, j’avais un gros faible pour lui ^^. Normal, me direz-vous, il est parfait : il est plus adulte que Lyra et est donc rassurant. Je ne lui trouve que des qualités : réfléchi et courageux, intègre et volontaire. Will évolue finalement moins que Lyra parce qu'il en a moins besoin, en fait. Il reste fidèle à lui-même tout au long de l'aventure et apporte une stabilité nécessaire.

 

Madame Coulter et Lord Asriel sont deux personnages tout en nuances. Ni bons, ni mauvais, c'est la soif de pouvoir qui les guide et les rassemble. J'ai détesté la doucereuse Marisa Coulter dès le début. Elle est fausse mais elle reste fascinante et presque touchante à certains moments : lorsqu’elle est moins sûre d’elle, quand elle ne peut plus tout contrôler, quand elle semble capable d’éprouver des sentiments. Mais même dans ces situations reste son affreux daemon ! Lord Asriel m'a posé quelques problèmes : intellectuellement, évidemment ce personnage est central. C'est le fondateur de la République des Cieux (l'histoire n'irait pas loin sans lui), il a un passé trouble, il cherche à contrôler totalement les événements, les gens et ses propres sentiments... Bref de quoi en faire un personnage de grande envergure ! Mais il ne m’a jamais touché réellement. C’est très étrange. Je crois qu’il est trop fidèle aux stéréotypes de ce type de roman, trop ténébreux, il en sait trop et tout et tout...

 

Les personnages secondaires sont aussi très étudiés. Inoubliables au même titre que les principaux. Je pense notamment à Farder Coram que j’ai a-do-ré ! Ou bien sûr à Lee Scoresby : mon personnage préféré vraiment ! Il apporte une dose d’humour mais aussi d'émotion à l'histoire. Je ne suis pas la seule à l'avoir adoré puisque Pullman a ensuite écrit une préquelle le concernant (que je n’ai pas encore lu mais ça ne saurait tarder). J'ai moins aimé Mary Malone, elle est très importante, certes, mais pas très touchante (et je n'ai pas accroché aux Mulefas, ça n'aide pas).

 

Pour conclure cette partie, je dirai que les personnages sont une autre grande force de cette trilogie. Hautement réalistes dans leurs caractères et dans leurs réactions, très travaillés, susceptibles d'évoluer, aucun ne laisse indifférent, des personnages principaux jusqu'aux derniers des personnages secondaires !

 

 

2° Tome par tome

 

Attention, les tomes 2 et 3 révèlent naturellement des événements du premier tome...

 

2°1 Les royaumes du Nord


 

Pourquoi la jeune Lyra, élevée dans l'atmosphère confinée du prestigieux Jordan College, est-elle l'objet de tant d'attentions ? Lorsque son meilleur ami disparaît, elle se lance sur ses traces. Un périlleux voyage vers le Grand Nord, qui lui révélera ses extraordinaires pouvoirs et la conduira à la frontière d'un autre monde.

 

Une pépite ! Un début in medias res qui aide vraiment et qui fait qu’on ne peut pas lâcher ce livre avant la fin. Tant de questions sont posées en vingt pages et nous plongent directement au coeur de l'aventure !  Les personnages sont très riches, on ne peut que se sentir concerné par ce qui leur arrive.

 

Quand j’étais petite, lors de ma première lecture, c’était incontestablement mon tome préféré. Il y a certainement plus d’action, plus de paysages à découvrir que dans les autres tomes. La découverte d’un monde si proche et si lointain du notre m'a fascinée et la fin est pleine de promesses. Je n’y vois quasiment aucun défaut en fait !

 

♥♥♥♥♥

 

2°2 La tour des anges


 

Le jeune Will, à la recherche de son père disparu depuis de longues années, est persuadé d’avoir tué un homme. Dans sa fuite, il franchit une brèche presque invisible qui lui permet de passer dans un monde parallèle. Là, à Cittàgazze, la ville au-delà de l’Aurore, il rencontre Lyra, l’héroïne des "Royaumes du Nord". Elle aussi cherche à rejoindre son père, elle aussi est investie d’une mission dont elle ne connaît pas encore toute l’importance. Ensemble, les deux enfants devront lutter contre les forces obscures du mal et, pour accomplir leur quête, pénétrer dans la mystérieuse tour des Anges…

 

Voilà un tome avec lequel j’ai eu plus de difficultés lors de ma première lecture. Avec le recul, je ne sais pas trop pourquoi. Peut-être parce qu’il est plus lent, parce que l’atmosphère change du tout au tout par rapport au premier, parce qu’il faut se réadapter à de nouveaux personnages et ne pas se perdre entre les mondes (les petits dessins-repères en haut des chapitres signalant le monde où l'on se trouve sont vraiment une excellente idée d'ailleurs).

 

A la relecture, je n’ai pas peur d’affirmer que c’est là mon tome préféré : d’une part il y a l’arrivée de Will, alors bon ben voilà quoi ^^. Mais outre ce détail (ahahah), je trouve que tout est parfait : le monde angoissant et oppressant de Cittàgazze, les nouvelles trouvailles de Pullman comme les spectres. L’histoire du poignard m’a exaltée tout comme l’apprentissage difficile de Will.

 

La fin m’a un peu moins plu : elle est quelque peu rapide, vite expédiée (mais, après tout, c'est ainsi que la vivent les héros). J'ai également été moins absorbée par l’histoire de Mary Malone et des ombres qui lui parlent : c’est étrange quand même (et moins "naturel" que l'aléthiomètre). Mais, je le répète, ce tome est mon favoris !

 

♥♥♥♥♥

 

2°3 Le miroir d’ambre


 

Lyra est retenue prisonnière par sa mère, l'ambitieuse et cruelle Mme Coulter qui, pour mieux s'assurer de sa docilité, l'a plongée dans un sommeil artificiel. Will, le compagnon de Lyra, armé du poignard subtil, s'est lancé à sa recherche, escorté de deux anges, Balthamos et Baruch. Avec leur aide, il parviendra à délivrer son amie. À son réveil, Lyra lui annonce qu'une mission encore plus périlleuse, presque désespérée, les attend : ils doivent descendre dans le monde des morts…

 

C'est un tome plus difficile, qui coule moins de lui-même ai-je trouvé ; mais il n'est pas de moins bonne qualité ! Il est plus noir.

 

L'action n'est pas régulière dans ce volet. L'histoire avance par étape. On commence avec la quête de Will pour retrouver  Lyra ; j’ai beaucoup aimé l'idée du rêve entrecoupé de Lyra mais ce que je retiens surtout de cette partie, c'est la richesse des paysages décrits... merveilleux.

 

Une seconde partie, et pas des moindres, est consacrée à la descente dans le monde des morts. J'ai adoré le chemin jusque là ! Le monde en lui-même et l'après sont aussi bien décrits mais moins surprenants peut-être. Que d'émotions et de tristesse en retrouvant les morts, les anonymes mais aussi ceux que nous attendions de revoir !

 

La dernière partie du roman m'a moins transportée bien qu'elle m'ait complètement absorbée. La fin est vraiment à la hauteur de la virtuosité de la saga. Elle est très touchante, telle qu'elle doit être. Mais les héros sont encore très jeunes et nous n'avons aucun indice pour deviner ce que sera leur vie désormais... Le lecteur est libre de s'imaginer ce qu'il veut... c'est bien mais un peu frustrant dans ce cas. Cela dit, Pullman a complété sa trilogie par d'autres romans qui m'éclaireront peut-être !

 

♥♥♥♥♥

 

 

 

Un petit mot sur le film ?


 Il n'est vraiment pas à la hauteur du roman (il n'a d'ailleurs eu aucun succès si bien que seul le premier tome a été adapté). Il faut reconnaitre que les décors sont bien travaillés et sont probablement le point fort du film (l'aléthiomètre est bien rendu, la mort aussi avec la disparition des daemons) même s'ils font un peu trop faux, retouchés. 

 

En fait, l'histoire est édulcorée, on y trouve moins les enjeux de fond, les ours ne sont pas très impressionants, le daemon de Madame Coulter est tout petit (je voyais un singe plus imposant). Et cela se ressent dans l'interprétation des acteurs qui ne parraissent pas convaincus. Le casting est plutôt très bien mais le talent des acteurs n'est pas transcendé. Et je n'accroche pas du tout à cette Lyra (surtout à sa voix en VF, quelle insolence, arrogance et prétention).

 

Le réalisateur en a fait un film pour enfant et a donc gâché tout le potentiel de l'oeuvre. Dommage !

♥♥♥♥♥

 

Bon ça y est, j’ai envie de relire l'ensemble… encore ! 

 

 

 

14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 13:56

 

 

Oui, j’avoue, j’ai lu du Musso. Je voulais me faire mon propre avis en connaissance de cause ; parce qu’entre ceux qui le descendent plus bas que terre (parfois sans l’avoir lu) et ceux qui l’encensent sans réel  argument, je ne savais pas trop qu’en penser. Verdict en quelques mots ? Des histoires prenantes dans une langue très plate.

 

 

Layla, une petite fille de cinq ans, disparaît dans un centre commercial de Los Angeles. Ses parents, brisés, finissent par se séparer. Cinq ans plus tard, elle est retrouvée à l'endroit exact où on avait perdu sa trace. Elle est vivante, mais reste plongée dans un étrange mutisme. À la joie des retrouvailles, succèdent alors les interrogations. Où était Layla pendant cette période ? Avec qui ? Et surtout pourquoi est-elle revenue ?

 

J’ai eu le premier, Parce que je t’aime, dans le cadre d’un swap [merci Gummis !] J’ai été happée par l’histoire si bien que j’ai dévoré ce roman en trois petites heures ! Il faut dire que ça se lit bien, aucune complexité dans l’écriture ; ce qui n’est pas forcément négatif,  malheureusement, dans ce cas-là,  c’est aussi parce que qu’il n’y a aucune recherche dans le maniement de la plume… 

 

Mais on peut passer outre cette pauvreté linguistique pour saluer l’inventivité et l’originalité de l’intrigue. J’ai envie de dire que cela fonctionne ! Certains parlent de  « littérature commerciale » (mais la véritable littérature peut-elle être commerciale ? Haha, vous avez  6 heures !), je les rejoins : c’est efficace. Néanmoins, Guillaume Musso n’évite pas les clichés : l’enfance malheureuse, le self made man… Le tout se liant dans un véritable mélodrame frisant parfois le pathétique. Mais bon, on passe un très bon moment sans prise de tête !

 

Je dois quand même souligner que j’ai été déçue par le dénouement…  Etant donnée l’attente créée autour, je m’attendais à plus surprenant. J’avais pensé à cette hypothèse avant de l’écarter car je la trouvais trop convenue… Eh bien, j’avais vu juste, à mon grand regret… 

♥♥♥♥♥

 

 

Et si l'on nous donnait la chance de revenir en arrière ? Elliott, médecin réputé, père comblé, ne s'est jamais consolé de la disparition d'Ilena, la femme qu'il aimait, morte il y a trente ans. Un jour, par une circonstance extraordinaire, il est ramené dans le passé et rencontre le jeune homme qu'il était alors. Les années 1970 battent leur plein à San Francisco, Elliott est un jeune médecin passionné et plein d'ambition. Fera-t-il cette fois le geste décisif qui pourrait sauver Ilena ? Saura-t-il modifier son implacable destin ?

 

Plus tard, j’ai lu Seras-tu là ?. Là encore, j’ai été frappée par la plume sans nuance ni subtilité de Musso. Les premières pages sont un peu dures … Mais on finit par s’habituer (on s’habitue à tout, je crois) pour se laisser captiver par l’histoire. Si celle-ci comporte aussi son lot de stéréotypes (avec aussi d'énormes similitudes entre les deux romans), je l’ai malgré tout préférée à Parce que je t’aime. Et la fin ne m’a pas déçue cette fois-ci ! Les personnages sont peu fouillés, trèèès convenus mais finalement assez attachants. 

♥♥♥♥♥

 

 

[PS : mais quel est le rapport entre les textes et les couvertures des romans ???]


Conclusion : je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé. Il faut simplement savoir à quoi s’attendre, ne pas vouloir y trouver du Victor Hugo, et il y a alors possibilité d’apprécier ces petits romans plutôt divertissants !

4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 16:48

 

Après encore une longue absence, un nouvel article regroupant plusieurs chroniques :

 

- Le Rayon vert, Jules Verne

- Spellman et associés, Lisa Lutz

- Véronika décide de mourir, Paulo Coelho

- La voleuse de livres, Markus Zusak

 

 

 

Helena Campbell, jeune fille fantasque issue d’un des meilleurs clans écossais, déclare à ses oncles qu’elle n’envisagera le mariage qu’après avoir contemplé le rayon vert. Selon une vieille tradition, celui qui l’a vu «ne peut plus se tromper dans les choses des sentiments». Au cours de cette quête, elle pourra juger les qualités et les sentiments du jeune pédant Aristobulus Ursiclos ainsi que l’âme d’un jeune peintre qu’elle sauvera d’un naufrage. 

Jules Verne compose ainsi, mêlant les connaissances scientifiques de son temps aux descriptions des coutumes et des splendides paysages d’Ecosse, un de ses meilleurs romans d’amour. 

 

De ce que j’en ai lu, j’aime beaucoup Jules Verne, mais jusqu’au Rayon vert, je n’avais pas encore eu de coup de cœur… Ca y est !  

 

Ce roman sort de l’idée que l’on peut se faire de Jules Verne. Pas d’invention géniale ou de longues pages de classification scientifique, non. Il est ici question de poésie, d’amour, d’une part de magie à l’écossaise également. Si l’humour est toujours présent, si l’on voyage toujours autant et si l’aventure est toujours au cœur de l’histoire, ce roman m’a quand même donné l’impression d’un renouveau. Et c’est pour le mieux ! D’autant que la plume de Jules Verne est de grande qualité, chose que l’on remarque vraiment dans Le Rayon vert.

 

Ce livre n’est pas très long, je n’en ajouterai donc pas plus pour vous laisser le plaisir de la découverte si l’envie vous prenait de vous lancer dans l’aventure. Je dirai simplement que la (double) quête du rayon vert m’a beaucoup plu ; c’est frais, léger et la fin est à la hauteur !

♥♥♥♥♥

 

 

 

 

Qui pourrait résister aux Spellman, la famille la plus sérieusement fêlée de la Côte Ouest ? Certainement pas leur fille, Izzy, associée et néanmoins suspecte. Car pour ces détectives-nés, rien n'est plus excitant que d'espionner, filer, faire chanter... les autres Spellman de préférence.

Mélange détonant d'humour et de suspense, ce best-seller international (et son héroïne) a fait craquer Hollywood : vous n'êtes pas près d'oublier les Spellman ! 

 

 

Voilà un roman sympathique et divertissant mais je suis assez loin du coup de cœur. Les personnages sont carrément loufoques et, je dois dire, plutôt attachants. Ils ont un don pour se mettre dans des situations improbables ! Entre enquêtes professionnelles et espionnage familial, on s’amuse beaucoup à la lecture de ce roman. La plume et le point de vue d’Izzie servent bien cette ambiance déjantée.

 

Cela dit, je m’attendais à quelque chose d’encore plus drôle (au vu du commentaire de Laurence Wessinger) alors que j’ai trouvé qu’il y avait une part de tristesse due à une atmosphère pas si légère pour les personnages de cette famille haute en couleur. J’ai à la fois eu un peu de mal à entrer dans l’histoire et je me suis un peu lassée sur la fin (avant la remontée finale). Cela tourne légèrement en rond. 

 

Bref, une lecture agréable mais pas inoubliable. Je lirai la suite tout de même !

♥♥♥♥♥

 

 

 

 

 

A Ljubljana, où elle mène une existence sage, Veronika vit les mêmes rêves que toutes les jeunes filles du monde. Pourtant, elle n'est pas heureuse. C'est pour cette raison que, le 11 novembre 1997, elle décide de mourir. Son suicide manqué la conduit à l'hôpital psychiatrique.

 

Ma découverte de Paulo Coelho est sur la pente descendante : après avoir eu un coup de cœur inconditionnel pour L’Alchimiste, ma lecture de Sur le bord de la rivière Piedra je me suis assise et j’ai pleuré m’a paru terne. A nouveau, Véronika décide de mourir fut une lecture agréable mais pas transcendante. 

 

J’ai beaucoup aimé le début quand Véronika prend sa décision de manière tellement logique et rationnelle. J’ai aimé son pseudo geste patriotique. Le personnage de Véronika m’a bien plu. Et c’est un point très important quand  le héros vous plait, n’est-ce pas ? Par la suite, j’ai apprécié la réflexion autour de la relativité de la folie ainsi que l’importance donnée  aux différents patients de l’hôpital psychiatrique et le développement des histoires personnelles. L’histoire du roi fou conté par une des patientes est très belle !

 

A m’entendre, j’ai tout aimé, n’est-ce pas ? Oui mais non ! Passons aux points qui m’ont déplu [ATTENTION SPOILER]:

- L’intrusion du « personnage de Paulo Coelho » qui tombe comme un cheveu sur la soupe selon moi

- Le directeur de l’hôpital, ses méthodes et sa théorie de l’Amertume un peu étrange 

- En plus, à partir de là, j’ai su que Véronika ne mourrait pas. Bref, l’explication de sa théorie qui arrive quand même assez tôt lève tout suspens…

- Du coup, je n’ai pas aimé la fin, la fuite. J’ai trouvé ça gros, tiré par les cheveux et même pas romantique.

- Enfin, le style littéraire m’a paru assez plat.

 

En bref, cette lecture ne me laissera pas un souvenir impérissable mais je suis contente de l’avoir lu, j’ai passé un bon moment. J’ai dévoré ces 288 pages en quelques heures : c’est que cela reste prenant au-delà des défauts !

♥♥♥♥♥

 

 

 

 

Quand la Mort vous raconte une histoire, vous avez tout intérêt à l'écouter. 

Une histoire étrange et émouvante où il est question

- dune fillette ;

- de mots ;

- d'un accordéoniste ;

- d'Allemands fanatiques ;

- d'un boxeur juif ;

- de vols

 

 

Un livre hors du commun, ça c’est certain ! Markus Zusak fait voler en éclat tous les codes narratifs classiques. En même temps quand le narrateur est la Mort en personne, comment rester conventionnel ?! L’originalité est partout ! La plume est incomparable, surprenante. C’est vraiment ce qui m’a le plus frappée dans ce roman.

 

Par ailleurs, le traitement de l’histoire offre un éclairage différent de ce que l’on nous raconte le plus souvent de la Seconde guerre mondiale. Nous entrons dans l’intimité de familles allemandes. J’ai vraiment eu l’impression d’être une gamine de cette rue, une voisine de Rudy par exemple. L’auteur a une facilité à évoquer et à convoquer les paysages et les personnages. Des personnages particulièrement émouvants  et intrigants ! Qui est cette fillette voleuse de livres et qui ne sait pourtant pas bien lire ? Même la Mort a envie d’en savoir plus sur son compte ! Alors elle nous entraîne dans son univers, auprès de ses amis, de ses voisins, de ses (merveilleux et courageux) parents de substitution, de "ses" livres…  

 

Et tout simplement, l’histoire est innovante ! Entre anecdotes et rendez-vous avec la grande Histoire, elle nous pose des questions difficiles : qu’est-ce que l’engagement ? Quel regard porter sur sa propre Nation quand on sent bien qu’elle s’aventure dans l’horreur ? Que faire ou ne pas faire ? Comment donner de l’importance à sa vie lorsqu’elle est prise dans le tourbillon de l’Histoire ? Courir ? Lire ? 

 

Contrairement à certains, j’ai aimé les chapitres introductifs, les pensées de la Mort. Mais c’est vrai qu’il y avait certaines longueurs sur ces 500 pages qui ont fini par me lasser quelque peu. Toutefois ce n’est heureusement pas assez important pour effacer la poésie  et l’émotion qui émanent du récit de ces quotidiens dévastés !

♥♥♥♥

 

15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 15:45

 

 

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Je m’étais inscrite au challenge chocoladdict il y a plus d’un an. J’ai bel et bien tenu mes engagements en temps et en heure mais le compte rendu, c’est une autre histoire… J’avais uniquement chroniqué Sœurs chocolat, un roman sympathique que j’avais beaucoup apprécié. Aujourd’hui, je vous propose de clore ce challenge en regroupant tout ce qui le concerne… attention à la crise de foie ! 

 

Gâteau chocolat et amandes

 

Tout d’abord, j’avais réalisé un gâteau au chocolat et aux amandes, très bon mais malheureusement un peu grillé et donc pas très présentable (tentative d’adaptation au nouveau four)… 

 

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La recette ? Elle vient de ce livre de recette qui est une mine d’or pour les accros du choco :

 

 

225 g de chocolat noir cassé en morceaux

3 cuillères à soupe d’eau

150 g de sucre roux 

175 g de beurre en pommade

25 g d’amande en poudre

3 cuillères à soupe de farine levante

5 œufs (blancs en neige)

100 g d’amandes blanchies et finement hachées

Sucre glace en déco (ou pas…)

 

1°Beurrer un moule et le chemiser de papier sulfurisé.

2°Faire fondre le chocolat à feu doux. Ajouter ensuite le sucre et remuer jusqu’à dissolution. Ajouter le beurre et faire fondre.

3° Retirer du feu et incorporer les amandes en poudre et la farine en remuant doucement.

4°Ajouter les jaunes d’œufs un à un en battant bien après chaque ajout.

5°Battre les blancs en neige puis les incorporer à la préparation. Ajouter les amandes hachées en remuant. Répartir la préparation dans le moule en lissant bien. 

6°Cuire au four préchauffé à 180° (Th 6), 40 à 45 minutes.

7°Laisser le gâteau tiédir 30 minutes avant de démouler… Bonne dégustation !

 

Avec tout ça un peu de lecture ? Voici...

 

Chocolat de Joanne Harris


 

Lansquenet est un petit village au cœur de la France où la vie s'écoule, paisible et immuable. L'arrivée d'une mystérieuse jeune femme, Vianne Rocher, et de sa fille, Anouk, va tout bouleverser. D'autant qu'elle s'avise d'ouvrir une confiserie juste en face de l'église, la veille du carême !

Dans sa boutique, Vianne propose d'irrésistibles sucreries. Et beaucoup succombent à son charme et à ses friandises... Car le chocolat de Vianne soigne les espoirs perdus et réveille des sentiments inattendus. Tout cela n'est pas du goût du comte de Reynaud et du curé, convaincus tous deux que les douceurs de Vianne menacent l'ordre et la moralité... En tout cas, la guerre est déclarée. Deux camps vont s'affronter : les partisans des promesses célestes et ceux des délices terrestres.

 

J’avais vu le film avant de lire le livre mais c’était il y a longtemps. J’ai donc redécouvert cette jolie histoire en forme de conte poétique. J’ai beaucoup aimé ce livre que je trouve très bien écrit avec un rythme agréable et doux. Les personnages sont hauts en couleur. J’ai été surprise mais ai apprécié l’alternance de narrateur. L’intrigue est riche, originale et parfois tendue. Joanne Harris crée une ambiance chaleureuse, parfumée, épicée, on s’y croirait ! 

 

J’ai quand même été un peu agacée par les stéréotypes qui sous-tendent ce roman : entre les grenouilles de bénitier et le curé obtus et les gens à l’esprit moderne, tolérants, ouverts, irréprochables…  L’affaire est un peu vite pliée dans ce village isolé de la France profonde où la vie devient pesante. Mais cela n’a pas gâché ma lecture.

 

Je conseille vraiment ce roman que je trouve bien dans l’atmosphère de Noël d’ailleurs !

 

♥♥♥♥

 

Puisqu’on y est, parlons de l’adaptation ! 

Avec, notamment Juliette Binoche et Johnny Depp.

 

 

Le chocolat, adaptation par Lasse Hallstrцm (2001)


 

J’ai adoré cette adaptation ! On y retrouve l’ambiance douce et gourmande du livre mais avec des aménagements salutaires : on recule de dix ans le contexte de l’époque, le curé devient le maire… Entre autres petits changements.

 

 

Les acteurs sont TOUS parfaits, beaux et doués ! Les personnages sont encore plus attachants que dans le livre. J’ai aimé que le réalisateur conserve cette ambiance du conte, ce type de narration tout particulier. On sent la magie, le fantastique.

 

 

Attention, munissez-vous de chocolats pour regarder ce film sous peine d’être mis au supplice dans le cas contraire ! 

 

♥♥♥♥♥

 


Cupcakes au Chocolat


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Encore quelques gourmandises du coup ? J’ai réalisé une autre recette : mes tout premiers cupcakes, fourrés au Nutella ! Hihihi

 

La recette vient du blog The lost art of keeping secrets que j’aime beaucoup. Voici mon résultat mais la présentation est bien plus réussie sur le blog d’Emy qui est à l’évidence davantage une pro de la poche à douille que moi ! Néanmoins ce fut un dé-li-ce !

 

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Enfin, je vais vous parler d’un autre film qui m’a énormément plu : 

 

Les Emotifs anonymes, de Jean-Pierre Améris


 

 

Jean-René, patron d'une fabrique de chocolat, et Angélique, chocolatière de talent, sont deux grands émotifs. C'est leur passion commune pour le chocolat qui les rapproche. Ils tombent amoureux l'un de l'autre sans oser se l'avouer. Hélas, leur timidité maladive tend à les éloigner...

 

Avec en rôles titres : Isabelle Carré et Benoît Poelvoorde.

 

 

J'ai été voir ce film sans attente particulière et j'ai finalement eu un vrai petit coup de coeur pour cette histoire amusante et rafraichissante !

 

Le film est esthétiquement réussi, la musique est sympa, dynamique et les quelques chansons donnent un coup de peps qui font définitivement entrer le film dans le registre de la fable. Une fable sur fond de timidité et de chocolat !

 

 

Honnêtement, je me suis tellement retrouvée dans certaines situations notamment quand Jean-René est terrorisé à l'idée de répondre au téléphone... Je suis émotive moi aussi, je sais que c'est parfois dur de s'imposer en société... Le traitement de ce thème, parfois triste, est à la fois comique et tendre et cela fait du bien ! De plus, on se régale par procuration des délices que prépare Angélique ! Les acteurs sont très bons, drôles et sincères. Les personnages sont tous attachants quelle que soit leur importance. L'histoire est on ne peut plus prévisible mais c'est le but du jeu et c'est tellement mignon qu'on ne peut pas en tenir rigueur.

 

Vraiment, c'est un film, certes sans prétention, mais très réussi et distrayant pour une de ces après-midi d'hiver !

 

♥♥♥♥♥

 

 

 

 

Et ainsi s'achève ce long billet et ce challenge chocoladdict pour lequel je remercie Aaliz

Bonne soirée à tous !

13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 15:00

Voilà pour commencer à rattraper mon fameux retard dans mes chroniques littéraires un premier billet groupé où sont recensés :

 

- La tête en friche, de Marie-Sabine Roger

- La femme au miroir, d'Eric-Emmanuel Schmitt

- Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, de Mary Ann Shaffer et Annies Barrows

- Boomerang, de Tatiana de Rosnay

 

 

 

 

Germain Chazes, 45 ans, 110 kilos de muscles, tête en friche et narrateur de ce roman, se méfie des mots et de ceux qui parlent 'tout en guirlande et poils de cul'. Il vit dans une caravane au fond du jardin de sa mère et passe son temps entre le bistrot et le jardin public. Lui-même reconnaît qu'il est assez intelligent pour voir à quel point il est bête. Sur un banc du jardin public, il rencontre Marguerite, une toute petite vieille dame de 86 ans. Elle s'échappe souvent de sa maison de retraite pour observer les pigeons. Cette vieille dame réservée et cultivée l'émeut et le fait rire, ne fait pas la fière et l'appelle 'Monsieur'. Il suffit de quelques jours pour qu'ils deviennent 'complices', un mot qui n'appartenait pas jusqu'alors au vocabulaire de Germain. Auprès de Marguerite, Germain va découvrir un nouveau monde, celui des mots et des livres. Marguerite aime faire la lecture à voix haute, et voilà Germain, le presque illettré, embarqué au côté d'elle dans 'La Peste' de Camus. De lectures en lectures, c'est le pouvoir des livres qu'il explore, qui ouvrent en lui un monde nouveau. Et sa vie en est bouleversée. Et à fréquenter les bibliothèques, même ses conversations de comptoir prennent un tour inattendu et souvent hilarant...

 

 

A l'occasion de sa diffusion sur France 3 ce soir (je vais certainement le regarder), je décide enfin de vous parler de ce livre que j'ai lu il y a déjà longtemps. Pour tout vous dire, j'ai eu quelques difficultés à entrer dans ce roman à cause du style pour le moins grossier de Germain. Mais bien sûr il faut en passer par là pour se rendre compte de sa personalité. Finalement, au fur et à mesure que l'histoire avance :

- on s'habitue à ce langage de charretier jusqu'à le trouver sympathique,

- on est embarqué dans une petite histoire tout en délicatesse.

 

Oui, c'est là un bien joli conte, qui, au-delà du cliché, donne foi en la condition humaine et célèbre le pouvoir merveilleux de la littérature qui sait lier des êtres que tout semble opposer ! Les personnages sont des types mais ils ont neanmoins du relief et l'on s'y attache sans mal. Ce livre est rempli de réflexions et de formulations très justes et/ou très émouvantes.

 

Bref, j'ai beaucoup apprécié ce roman à la fois simple et intelligent, piquant et tendre, gai et nostalgique, doux et amer (ok, j'arrête les couples de qualificatifs )... Rafraîchissant !

 

 

"J’ai décidé d’adopter Marguerite. Elle va bientôt fêter ses quatre vingt six ans, il valait mieux pas trop attendre. Les vieux ont tendance à mourir"


"C’est pas parce qu’on est inculte qu’on n’est pas cultivable. Il suffit de trouver un bon jardinier. Si c’est un mauvais, qui n’a pas le doigté, il vous gâche."


"L’affection, ça grandit sous cape, ça prend racine malgré soi et puis ça envahit pire que du chiendent. Ensuite c’est trop tard : le cœur, on ne peut pas le passer au Roundup pour lui désherber la tendresse."


"Ce qu'ils mettent au dos des romans, je vais vous dire, c'est à se demander si c'est vraiment écrit pour vous donner l'envie. En tout cas, c'est sûr, c'est pas fait pour les gens comme moi. Que des mots à coucher dehors et pas un seul bouquin où je trouve écrit simplement : c'est une histoire qui parle d'aventures ou d'amour — ou d'Indiens. Et point barre, c'est tout."

 

♥♥♥♥

 


 

 

Anne vit à Bruges au temps de la Renaissance, Hanna dans la Vienne impériale de Sigmund Freud, Anny à Hollywood de nos jours. Toutes trois se sentent différentes de leurs contemporaines ; refusant le rôle que leur imposent les hommes, elles cherchent à se rendre maîtresses de leur destin. Trois époques. Trois femmes : et si c'était la même ?

 

 

J'avais très envie de le lire pour l'auteur, le titre, la couverture et la quatrième de couverture ! Je m'attendais à un coup de coeur qui ne s'est finalement fait sentir à aucun moment...

 

Ceci dit, j'ai apprécié cette lecture. Malgré un style un peu lourd et parfois pompeux cérémonieux, il se lit vite et bien. Je souligne l'alternance bien rythmée entre les trois histoires (j'ai parfois eu du mal à me détacher d'une héroïne et j'ai dû résister à la tentation pour ne pas zapper les deux autres !). Les héroïnes se ressemblent certes, mais pas tant que cela selon moi. Si elles ont la même fougue, la même envie d'ailleurs, elles agissent différemment. Pour ma part, j'ai largement préféré l'histoire d'Hanna (surtout au début). Je pense que mon goût pour cette époque n'est pas étranger à cela. Un point que j'ai beaucoup apprécié dans ce roman est la part majeure du symbole, des symboles qui se recoupent entre les âges même si le tout manque de fluidité. J'ai aimé aussi l'idée de chercher l'ailleurs dans trois dimensions différentes : Dieu, la psychanalyse, les paradis artificiels.

 

Mais passons aux points négatifs qui ont noirci ma lecture :

comme je le disais, le style est un peu lourd par moments ce qui n'aide pas à dissimuler les quelques longueurs du roman. En règle générale, je dirais que l'histoire manque de surprises (pas tout le temps cependant) malgré une idée tellement originale comme base de l'ouvrage. C'est bien dommage, on a l'impression que ce roman est passé près du génie sans le saisir vraiment. En effet, si je devais définir ce livre en un mot, ce serait, malheureusement, "artificiel" tant au niveau du style, que de l'histoire ou que des parallèles instaurés entre les trois héroïnes. 

 

♥♥♥♥♥

 

 

 

 

Janvier 1946. Tandis que Londres se relève douloureusement de la guerre, Juliet, jeune écrivain, cherche un sujet de roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d'un inconnu, natif de l'île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil des lettres qu'elle échange avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre son monde et celui de ses amis : un étrange club de lecture inventé pour tromper l'occupant allemand, le « Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates »…

 

 

Un livre dont on a beaucoup entendu parler ! Personnellement, j'apprécie énormément les romans épistolaires qui sont finalement assez rares sur la scène littéraire. Celui-ci est emprunt d'une ambiance toute particulière et pour le moins sympathique !

 

J'ai aimé découvrir une facette de l'Histoire que je ne connaissais pas : l'Occupation allemande sur cette île isolée, la séparation d'avec les enfants. Les personnages sont extrêmement attachants bien que très stéréotypés. Tous ont leur propre petite histoire au coeur de la Grande à raconter (si bien que l'on s'y perd un peu parfois). Pour moi, finalement, le personnage le moins agréable est Juliet elle-même. J'ai beaucoup aimé l'échange des expériences dramatiques, insolites ou franchement amusantes pendant la guerre. Cependant, l'histoire "présente" est un peu facile, et la fin à la fois prévisible et trop rapide. Ceci dit, on passe un bon moment en compagnie des personnages au milieu des paysages splendides de Guernesey.

 

La critique majeure que je donnerai est au niveau du style. Celui-ci est très correct sans conteste mais il s'agit d'un roman épistolaire et j'ai été déçue par le fait que tous les personnages s'expriment exactement de la même manière. Il n'y a apparemment aucun travail pour faire émerger des styles particuliers, personnels. En clair, on croit difficilement aux lettres regroupées dans un ouvrage car cela manque de naturel. Si ce problème n'est pas dramatique en soi, il m'a néanmoins empêchée de plonger complètement dans l'ambiance...

 

♥♥♥♥

 

 

 

 

Sa soeur était sur le point de lui révéler un secret... et c'est l'accident. Elle est grièvement blessée. Seul, l'angoisse au ventre, alors qu'il attend qu'elle sorte du bloc opératoire, Antoine fait le bilan de son existence : sa femme l'a quitté, ses ados lui échappent, son métier l'ennuie et son vieux père le tyrannise. Comment en est-il arrivé là ? Et surtout, quelle terrible confidence sa cadette s'apprêtait-elle à lui faire ?

 

 

C'est le premier roman que je lisais de cette auteur pourtant assez connue. J'ai plutôt apprécié ce roman qui raconte une histoire universelle sous un jour intime. Antoine est un homme de notre époque, un peu perdu, un peu dépassé, nostalgique et qui semble porter le visage de tout un pan de la société. C'est le mal d'une époque que Tatiana de Rosnay a l'ambition de décrire. Elle y parvient plutôt bien mais c'est un regard assez noir sur notre époque qu'elle porte : entre crainte de ne pas être à la hauteur du passé et peur d'un avenir incertain. Entre ces deux dimensions, Antoine est finalement passif.

 

C'est d'ailleurs le principal reproche que je ferai à ce roman : sa lenteur, son manque de dynamisme à l'image de son héros. Heureusement qu'il y a les personnages secondaires plus colorés (mais pas forcément sympathiques), je pense notamment à Angèle qui malgré son métier (que j'ai aimé découvrir) est une personne enjouée et agréable. 

 

Au-delà du regard général, il y a une véritable intrigue bien menée (nous plongeons au coeur d'un secret de famille bien gardé) avec une fin à la hauteur de mes attentes. Je n'ai pas trouvé de longueurs particulières malgré la lenteur générale du roman. Pour conlure je dirais que ce récit de drames quotidiens nous touche car nous sommes tous suscpetibles d'y être confrontés. Je n'en garderai pas un souvenir impérissable mais pourquoi pas ?

 

♥♥♥♥♥

12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 15:07

 

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Bien le bonjour après cette longue absence !

 

Cette année, j’avais décidé de lire 52 livres, une bonne moyenne d’un livre par semaine donc. Si je m’en tire plutôt honorablement puisqu’il me reste à lire sept livres en trois semaines, je ne suis pas du tout fière du rythme de mes publications… J’ai tellement de retard dans mes chroniques que je ferai aussi bien d’abandonner l’idée de donner mon avis sur certains romans (bon ok, j’ai honte mais en fait il y a 25 livres que j’ai lus et dont je n’ai pas parlé par manque de temps et par flemme). Mais ce serait mal me connaitre ! Je déteste abandonner quelque chose aussi fastidieux que ce soit (et là ça ne l’est pas mais il faut s’y mettre quoi ! ). 

 

Comme je n’arriverai pas à faire un billet par roman, je vais faire quelques billets groupés pour rattraper un maximum de retard avant la fin de l’année. Comme ça, je pourrai aborder 2013 en essayant de chroniquer AU FUR ET A MESURE mes lectures ! 

 

Sur ces bonnes paroles, je vous souhaite de bien profiter des jours si particuliers qu’il reste avant Noël ! (ou éventuellement avant la fin du monde mais bon…)  

 

A très vite !

 

6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 11:39

 

 

Scénario :

 

Des tueurs, à la solde d’un mari américain trompé, sont à la poursuite de Marc, l’amant. Celui-ci se réfugie sur la Côte d’Azur et est embauché comme chauffeur par Barbara, une riche Américaine. Il comprend bientôt qu’il n’a pas été choisi au hasard et se trouve plongé au cœur d’une sombre machination.


 

Avec en rôles titres :

Alain Delon : Marc

Jane Fonda : Melinda

Lola Albright : Barbara

 

 

 

 

Mon avis :

 

Aujourd'hui, pour changer un peu, voici un petit billet cinéma. Je viens de découvrir ce film pour lequel j'ai eu un vrai coup de coeur ! 

 

Tout d'abord, l'histoire est absolument palpitante ! L'intrigue est complexe et bien menée. C'est un thriller comme on dit de nos jours, et il est digne de ce nom. En effet, le suspens est bien présent, il y a quelques belles scènes d'actions (juste ce qu'il faut, c'est loin d'être l'overdose comme dans certains films récents) et beaucoup d'interrogations... Et puis la fin est tellement... wahou ! Une vraie douche froide, mais je n'en soufflerai pas un mot de plus !   Ah si le titre est bien choisi à plus d'un égard...

 

 

 

 

Ensuite, la réalisation du film est très soignée. La musique est belle, la photographie aboutie (bon, c'est du noir et blanc, ne vous attendez pas à des effets à couper le souffle, hein). Il y a une bonne alternance entre les scènes d'actions et les scènes plus intimistes, ainsi qu'entre les scènes d'intérieur et d'extérieur. Bref, le rythme m'a semblé idéal. On ne s'ennuie pas et on ne se lasse pas !

 

 

 

 

Bon allez, passons à l'essentiel : les personnages et le jeu des acteurs ! Tous les personnages sont intéressants, aucun n'est négligé. Marc est un jeune homme à la fois agaçant et attachant. Il est très sûr de lui, insolent, mais, je ne sais pas pourquoi, on ne lui en tient pas rigueur (il faut dire qu'il n'est pas ménagé). Barbara est mystérieuse, dangereuse... bref intéressante. Et Melinda est lumineuse, innocente en apparence, charmante. Les personnages secondaires sont bien choisis.

 

 

 

 

Enfin, les acteurs sont par-faits ! Alain Delon est tellement miiiiignoooon (hum pardon)...   Il joue vraiment très bien et incarne un Marc résolument séduisant et non dénué d'humour. Jane Fonda est très belle, ravissante et joue on ne peut mieux l'ingénue pas si naïve qu'elle en a l'air. Soulignons qu'elle joue directement en français (sans doublage) ce qui est une jolie performance. Remarque qui s'applique également à sa partenaire Lola Albright qui est, elle aussi, formidable dans son rôle. Ces trois acteurs apportent, sans conteste, un charme infini à ce film ! 

 

Vraiment un très bon film, très moderne pour l'époque, et passionant ! A voir !

 

♥♥♥♥♥

 


 

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