Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 10:36


Cute Bowknot Porket Watch - Love It So Much



Oh la la ! C'est fou ce que je peux accumuler comme retard, et ce n'est malheureusement pas prêt de s'améliorer car j'entre en période de partiels.... 


J'ai pourtant beaucoup lu ces derniers temps et j'ai hâte de vous faire partager mes avis ! Enfin, ça va s'arranger (...un jour ).


En attendant, voici un petit avant-goût des chroniques à venir...


De la Terre à la Lune, Jules Verne

La trilogie A la croisée des mondes, de Philip Pullman

Alice au pays des merveilles et De l'autre côté du miroir, de Lewis Carroll

Orgueil et Préjugés, de Jane Austen

Madame Bâ, d'Erik Orsenna

La Peau de Chagrin, de Honoré de Balzac

Sexe, diamants et plus si affinités, de Lauren Weisberger

Le goût des pépins de pomme, de Katharina Hagena

La trilogie Hunger Games, de Suzanne Collins

....... oui, ça fait beaucoup beaucoup de retard  !

 

Me gusta | Tumblr



Sinon, je dois vous parler de quelques films que j'ai vus et de séries que j'ai découvertes.

Et j'aimerais aussi faire la promotion d'un forum très sympathique : Correspondance et amitié et du premier swap auquel je participe par le biais dudit forum !



Voilà voilà ! A très vite pour commencer à rattrapper ce retard pour lequel je présente mes excuses... 



Bonne journée !



Sakura#4 | Flickr : partage de photos !

Repost 0
28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 20:01




 Eh oui, j'ai craqué (il y a déjà 1 mois) ! Depuis plusieurs semaines, je me renseignais, je pesais le pour et le contre...

 

"C'est drôlement pratique quand même !

- Peut être, mais ça ne vaut pas un vrai livre !

- Je pourrais avoir plein de livres libres de droits gratuitement...

- C'est la mort des libraires !

- Non, tu exagères, et puis marre de se faire arnaquer sur les prix aussi...

- C'est un gadget, tu ne l'utiliseras même pas... Autant économiser et se payer une tablette !

- Ce n'est pas le même usage, voyons !

- etc....."

 

Telle était la teneur de mes délibérations intérieures. Et puis, après moultes comparaisons, je me suis décidée pour la Cybook Odyssey de Virgin. Et j'en suis très contente !



 

C'est vrai que c'est pratique ne serait-ce que pour le poids (pour les vacances !) et le gain de place (pour la bibliothèque surchargée !). J'apprécie de pouvoir lire des romans libres gratuitement. Le confort de lecture est parfait, tout est facile. La batterie est increvable ! 

Après,  évidemment, je n'abandonne pas la lecture papier ! Le contact avec le livre est plus agréable. Ce qui me déroute avec la liseuse, c'est de ne pas voir matériellement mon évolution dans le livre : parce que m'écrire "124/321"  c'est bien gentil mais je me rends mieux compte avec les pages qui se tournent en vrai. Par ailleurs, je n'ai pas encore acheté de livres actuels payants parce que j'ai du mal à mettre mes sous dans du virtuel... Il faudrait que je me lance quand même surtout qu'ils sont un peu moins cher qu'en vrai. 

Bilan : un achat que je ne regrète absolument pas mais qui ne me fera pas renoncer à acheter un vrai livre de temps en temps ! 

Repost 0
15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 13:55

 



 

 

Résumé :



Un pasteur marié d'un petit pays du Jura tient un journal. Il recueille chez lui la jeune Gertrude, aveugle de naissance. Pendant plusieurs années, le pasteur fait au mieux pour élever cette pauvre jeune fille. Jusqu'au jour où il comprend qu'il est amoureux d'elle. Jacques, son fils, a deviné les sentiments de son père à l'égard de Gertrude. Le problème : il est lui-même amoureux de la jeune fille. Un roman d'amour et de raison.



Mon avis : 



Je suis tombée amoureuse de l'écriture d'André Gide en lisant Les Faux monnayeurs. J'avais ensuite moins apprécié La porte étroite mais l'enchantement vis à vis du style était toujours présent. Une fois de plus, je ne peux que saluer le talent de cet auteur, mais pour la seconde fois, je suis assez déçue par l'ensemble. 

 

L'histoire est lente, heureusement qu'il n'y a qu'une centaine de pages. J'ai trouvé les personnages assez niais et mous. Le ton est moralisateur et malsain à la fois. J'aurais aimé être touchée par cette histoire d'amour. C'est dommage, le potentiel est là mais mal exploité à mes yeux. En fait, je me rends compte que je n'ai pas grand chose à dire de ce court roman qui ne m'a finalement pas beaucoup marqué.


J'ai l'impression d'avoir lu le brouillon d'un chef d'oeuvre !


 

♥♥♥♥♥


En bonus néanmoins, un extrait de La symphonie pastorale de Beethoven :


 

 

Repost 0
1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 10:25



Résumé :



 

"J'avais besoin de mon assassinat quotidien comme d'autres de leur tablette de chocolat noir."

 



Le héros n'a pas de nom. Ou plutôt pas d'identité fixe. Il change de nom et de vie comme on change de chemise. Coursier à Paris, il se fait passer pour un certain Urbain, tueur à gages insensible qui retrouve le plaisir des sens et du sexe par le meurtre. Puis il devient Innocent... Mais on ne change pas de vie si facilement. Le passé n'a jamais dit son dernier mot. Surtout lorsqu'il a le visage d'une adolescente fraîchement assassinée et dont le seul testament est un étrange journal intime. Comment ressusciter les sensations après s'être coupé des sentiments ?



"C'est une histoire d'amour dont les épisodes ont été mélangés par un fou."




 

Mon avis :

 

Soyons clair, je n'ai pas aimé. Trop cru, trop brutal. Aucune poésie. J'ai trouvé ce court roman sans âme, hygiénique. C'est comme si Amélie Nothomb disséquait un mort au scalpel sans aucun respect pour sa personne morale.



Cela dit, il y a un talent certain. Des phrases percutantes, des réflexions intéressantes. L'intrigue est assez prenante, je l'ai lu en une matinée sans interruption (bon, précisons qu'il n'y a que 90 pages).



Mais on ne va pas au bout des choses et tout est trop froid.  Des passages, notamment sur la fin, auraient pu être émouvants mais on est tellement vacciné contre les émotions dans ce roman que l'on ne ressent plus rien, comme le héros, juste une vague idée de ce que l'on devrait ressentir si nous en étions encore capables.



Je sais que c'est sans doute l'effet recherché mais ça ne me plait pas. Je ne lis pas pour être blasée, merci. Je crois savoir que l'univers d'Amélie Nothomb est toujours plus ou moins semblable à cela : à un labo d'étude avec des personnages névrosés et loin de toute chaleur humaine. C'est le premier livre de cet auteur que je lis et, pour l'instant, je n'ai pas envie de me replonger dans son univers.





♥♥♥♥♥



Repost 0
22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 23:17


 


Quatrième de couverture :

 


Je m'appelle Brodeck et je n'y suis pour rien. Je tiens à le dire. Il faut que tout le monde le sache.Moi je n'ai rien fait, et lorsque j'ai su ce qi venait de se passer, j'aurai aimé ne jamais en parler, ligoter ma mémoire, la tenir bien serrée dans es liens de façon à ce qu'elle demeure tranquille comme une fouine dans une nasse de fer. Mais les autres 'mont forcé : "Toi, tu sais écrire, m'ont-ils dit, tu as fait des études". J'ai répondu que c'étaient de toutes petites études, des études même pas terminées d'ailleurs, et qui ne m'ont pas laissé un grand souvenir. Ils n'ont rien voulu savoir : "Tu sais écrire, tu sais les mots, et comment on les utilise, et comment aussi ils peuvent dire les choses. Ca suffira. Nous on ne sait pas faire cela. On s'embrouillerait, mais toi, tu diras, et alors ils te croiront".





Mon avis :



Que dire si ce n'est que c'est certainement un des meilleurs livres que j'ai jamais lu ? Poignant, authentique, profond. Je l'ai relu récemment, et j'ai retrouvé intactes toutes les émotions de ma première lecture. 



Les noms... Des personnages, des lieux, des choses. Ce dialecte germanisant et poétique transporte et donne une impression d'immuable. Philippe Claudel n'est jamais précis dans le cadre spatial ou temporel. Tout est suggéré, tout est subtil. Le symbole est au coeur du roman ; roman à la fois impersonnel, intemporel et, par là même, universel. 



La folie des hommes... Ce que l'on retient de ce roman, c'est la tragique banalité du mal, la trahison, la cruauté de l'appareil nazi mais pas que de cela, la destruction physique et psychologique. L'auteur a le don d'utiliser un style parfois un peu lourd, pesant pour faire sentir, paradoxalement, l'horreur toute nue, sans fioriture. Le style est tantôt poétique, tantôt on ne peut plus cru. Le thème tantôt général, tantôt intime. Les personnages sont des types, ils sont décrits précisément et pourtant ils sont tout les hommes. Il n'y a jamais de tentative d'enjoliver la réalité, ils sont des hommes dans tout ce qu'il y a de bas en l'homme.



L'angoisse... Brodeck est seul dans la remise à taper sur sa machine, surveillé sans cesse. Revenir des camps n'a pas levé la peur, l'exclusion qui le poursuit depuis toujours. L'atmosphère du village montagnard est pesante, malsaine, opressante. On ne peut faire confiance à personne. La solitude de Brodeck est frappante, troublante même. Sa femme est enfermée dans son esprit, sa fille est trop jeune, Fédorine est trop vieille. C'est affreux. Et il reste passif, détaché de tout et pourtant appeuré et révolté intérieurement : il est au-delà de l'humanité, trop profondément marqué par le chaos, on lui a trop fait comprendre qu'il n'était qu'un étranger et qu'il ne serait jamais rien. C'est à la profonde misère d'un homme que l'on touche, au malheur brut. 





L'art... Une composante importante du roman. Les paysages magnifiques des montagnes, la musique, la peinture et l'écriture sont abordés. Le problème ? L'art est toujours destructeur, malsain, pervers. S'il est bon en lui même, il est toujours lié à l'horreur. La peinture en révélant les hommes, les rend violents, la beauté des paysages cachent l'isolement, le danger et les drames qui s'y jouent, l'écriture condamne Brodeck, la musique d'Emélia (l'épouse de Brodeck) "fracasse la tête" et masque des atrocités. C'est une vision on ne peut plus pessimiste de l'humanité que dépeint Claudel. Je pense trop pessimiste pour être vraie mais à la place de Brodeck, qui n'aurait pas cette vision ?



Bref, l'étrangeté, la beauté, l'horreur, l'amour, la vie, la mort, la vie quand même.

Bouleversant... Indispensable.




♥♥♥♥♥ (sans la moindre hésitation !)

Repost 0
20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 10:23


 


Quatrième de couverture :



A quinze ans, Michaël fait par hasard la connaissance, en rentrant du lycée, d'une femme de trente-cinq ans dont il devient l'amant. Pendant six mois, il la rejoint chez elle tous les jours, et l'un de leurs rites consiste à ce qu'il lui fasse la lecture à haute voix. Cette Hanna reste mystérieuse et imprévisible, elle disparaît du jour au lendemain. Sept ans plus tard, Michaël assiste, dans le cadre de des études de droit, au procès de cinq criminelles et reconnaît Hanna parmi elles. Accablée par ses coaccusées, elle se défend mal et est condamnée à la détention à perpétuité. Mais, sans lui parler, Michaël comprend soudain l'insoupçonnable secret qui, sans innocenter cette femme, éclaire sa destinée, et aussi cet étrange premier amour dont il ne se remettra jamais. Il la revoit une fois, bien des années plus tard. Il se met alors, pour comprendre, à écrire leur histoire, et son histoire à lui, dont il dit : "Comment pourrait-ce être un réconfort, que mon amour pour Hanna soit en quelque sorte le destin de ma génération que j'aurais moins bien su camoufler que les autres ? "




Mon avis :



Un roman complexe écrit dans un style recherché. Je l'ai lu en moins de deux jours (ce qui est assez rare chez moi). L'histoire est vraiment prenante. Mais ce sont surtout les reflexions sur la Grande Histoire qui sont très bien abouties : ces reflexions sur "la tragique banalité du mal" comme dirait Hannah Arendt. Il est difficile de compatir avec une nazie. Difficile psychologiquement pour un lecteur moderne qui connait toutes les horreurs de la période de ne pas pouvoir s'empêcher de s'attacher à une nazie, je veux dire. Et pourtant, Hanna est attachante. Alors ce livre est bouleversant et nous amène à nous interroger sur la notion de responsabilité et de culpabilité. L'auteur nous place en juge de Hanna. Comme si nous avions le droit et la capacité de juger une époque ! 


Michaël, en revanche, je l'ai moins apprécié. Je l'ai trouvé prétentieux, il a l'arrogance de son âge, je pense, mais c'est assez déplaisant. A l'inverse (je sais que c'est l'effet recherché mais bon), je l'ai trouvé trop timide et soumis avec Hanna, c'est agaçant. Par ailleurs, au-delà de la guerre, la relation entre Hanna et Michaël est dérangeante. On ne sait pas (là encore) comment la juger : est-ce malsain ? est-ce un amour véritable et beau ? Certainement les deux à la fois.






Je ne veux pas dévoiler le noeud de l'histoire pour ce qui ne l'ont pas lu. Le fait d'avoir connu le secret de Hannah avant ma lecture a levé toute une part du brio du livre. Je suis presque sûre que si j'avais lu le roman sans rien savoir, c'aurait été un coup de coeur. Toujours est-il que l'intérêt du lecteur est maintenu intact du début à la fin du roman qui se déroule sur trois périodes distinctes. Chacune est pretexte à une avancée dans la réflexion. Ce roman aurait pu être une dissertation ou une thèse sur la responsabilité ou justement l'absence de responsabilité de la nation allemande dans l'exécution de l'idéologie nazie. Il pose la question centrale qui revient sans cesse à l'esprit des gens de l'après guerre, à notre esprit : qu'aurions nous fait à leur place ?



Une lecture nécessaire. 



Je n'ai pas encore vu le film, mais j'ai le DVD. J'attendais d'avoir fini le roman. On m'a dit qu'il était magnifique (ce dont je ne doute pas au vu de la qualité du livre) !



♥♥♥♥

Repost 0
6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 00:00

 


67401982_p

 


Troisième participation après quelques semaines d'absence. J'ai eu du mal à trouver l'inspiration mais j'ai un peu insisté cette fois parce que je n'avais vraiment pas envie de laisser passer cette photo en couleur ! 


Les règles du jeu :


Chaque semaine Leiloona  poste une nouvelle photo de la galerie de Kot. On s'en inspire pour écrire un texte. Ni genre, ni formes imposés. La publication se fait tous les lundis en début de journée, histoire de commencer la semaine par de la lecture ! 

 

rue




 

Fugue


C’est là qu’on l’a retrouvé, ce dimanche matin de février. Allongé derrière cette grille rouillée. Il devait être passé par là tard dans la nuit. Ce quartier est tellement mal famé ! Les vieux escaliers qui n’en finissent pas sont le repère de tous les dealers du coin. Il avait dû longer ce café miteux où se réunissent les poivrots le samedi soir. On l’avait cherché partout avant de venir voir par ici, au milieu de toute cette crasse. On s’était souvenu qu’il était né au dessus du café et qu’il avait dû penser qu’on ne le chasserait pas s’il revenait. Ca faisait plusieurs jours qu’on parcourait la ville à sa recherche. 


Pourquoi ne rentrait-il pas ? Je pensais qu’après un jour ou deux il se repointerait à la maison comme si de rien n’était. Moi, j’avais déjà presque oublié pourquoi je l’avais engueulé. C’est qu’il est collant et imprévisible mais je l’aime tant ! D’accord, il avait voulu me donner une leçon, mais après cinq jours, ça devenait inquiétant. Et si je ne le revoyais plus jamais, je ne le serrais plus dans mes bras ? Il était peut-être parti avec une autre ? Une droguée qu’il avait suivi dans ces quartiers pouilleux ! 


J’avais appelé mes parents, en pleurs après trois jours. Il aurait pu lui arriver n’importe quoi ! Personne ne l’avait vu. J’avais peur qu’il ait eu un accident, qu’on l’ait brutalisé dans ce coin glauque, ou même qu’il soit mort de froid. Il n’avait nulle part où aller après tout ! 


C’est moi qui l’ai aperçu en premier dans ce recoin derrière la grille. Il était au milieu des détritus, des bouteilles d’alcools vides. Il y avait peut-être même des rats. Quand j’ai vu son dos au fond, cette tache blanche immobile, je me suis dit que le pire était arrivé… 



Mais non, mon chat, étendu comme un bienheureux contre le mur, mâchait un reste de poisson probablement trouvé dans les poubelles du café.

 

 

Repost 0
5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 13:21




Quatrième de couverture :


Elles ne sont pas sœurs... elles sont Sœurs. Leur petite communauté au cœur de la France subsiste - difficilement - grâce au délicieux chocolat qu'elles produisent. Mais si elles manquent le rendez-vous au fin fond de la Colombie, la part de fèves de cacao qui leur est réservée sera immédiatement attribuée à d'autres. Quittant leurs habits monastiques et le recueillement du cloître, projetées en pleine forêt amazonienne, elles découvrent un pays magnifique où grouillent anacondas, piranhas, araignées venimeuses et, pire encore, bandits convoitant leur trésor de fèves. Mais elles sont prêtes à tout pour sauver leur communauté. Prêtes à changer d'identité, à jouer du revolver, à chanter et à danser dans un cabaret peuplé de malfrats, perdu dans la cordillère des Andes. Parviendront-elles au rendez-vous ? Pourront-elles réintégrer la communauté ? Voudront-elles y revenir ? Les obstacles sont nombreux. Les cœurs battent. Tout peut arriver. Une aventure haletante, déroutante et romanesque, pleine d'humour, de fantaisie et de passion, dont le seul but est de rendre heureux en suivant la route initiatique des " Sœurs Chocolat ". 

Cette lecture entre dans le cadre du Challenge Chocoladdict :



chocolat-.jpg


 

 



 

Mon avis :



Voilà le livre qu'il vous faut pour affronter cet hiver rigoureux : il est plein de soleil, de chaleur et d'exotisme ! C'est vraiment une lecture sympathique et divertissante. On découvre d'abord la vie des Soeurs dans l'Abbaye de St-Julien-du vaste monde qui vit de la vente du chocolat mais qui traverse de graves difficultés fiancières... Cette première partie où le voyage s'organise n'est pas la plus palpitante mais reste agréable. On fait la connaissance de chacune des Soeurs qui ont toutes leur personnalité. J'ai aimé me retrouver au coeur de leur communauté ^^ Et elle n'est pas ennuyeuse la vie des religieuses ! Il se passe toujours quelque chose.


Mais la véritable aventure commence avec le départ en Colombie. C'est un vrai plaisir de suivre les deux religieuses désignées et qui redécouvrent le monde extérieur. Leurs péripéties pour atteindre le village du chocolat sont invraisemblables mais peu importe ! C'est cette ambiance déjantée qui m'a tellement plue. Elles vont tout affronter, elles sortiront bouleversées de cette expérience mais resteront toujours fidèles à leur foi ! Deux personnages attachants (même si Anne m'a bien agacée au début) et beaucoup de compagnons de route tout aussi hauts en couleur. L'écriture est agréable et efficace, le rythme rapide juste comme il faut, on est tenu en haleine jusqu'à la dernière page (surprenante) !

Un roman plein d'humour, d'aventures et d'amour (de Dieu, des autres et... du chocolat !). A lire !




♥♥♥♥

 

Et en prime, rien que pour vous, une "religieuse" au chocolat !!! 

 

 

Repost 0
30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 14:42



Quatrième de couverture :


Un monstre marin, "une chose énorme", ayant été signalé par plusieurs navires à travers le monde, une expédition est organisée sur l'Abraham Lincoln, frégate américaine, pour purger les mers de ce monstre inquiétant. A bord se trouvent le Français Pierre Aronnax, professeur au Muséum de Paris, et Conseil, son fidèle domestique.


Une fois parvenus en vue du monstre, deux immenses trombes d'eau s'abattent sur le pont de la frégate, précipitant Aronnax, Conseil et le harponneur canadien Ned Land sur le dos du monstre... qui se révèle être un fabuleux sous-marin, le Nautilus, conçu et commandé par un étrange personnage, le capitaine Nemo, qui paraît farouchement hostile à toute l'humanité !


Condamnés à ne plus jamais revoir leur patrie, leurs parents, leurs amis, la plus extraordinaire aventure commence pourtant pour les trois hommes...

 

 


Mon avis : 

 


Pour ma deuxième immersion dans l'univers de Jules Verne, j'ai choisi d'explorer les fonds marins qui m'ont toujours passionée... Et je ne fus pas déçue du voyage ! Vingt mille lieues d'une aventure de chaque instant ! 

 


J'apprécie ce savant mélange de registres : comique, action, suspens, description. Tout est très bien distribué tout au long du roman. Les personnages sont assez sympathiques notamment Conseil et Ned Land qui, chacun dans leur genre, le valet pragmatique et le harponneur bougon, apportent une bonne dose d'humour au livre. Le professeur Arronax est moins remarquable mais pas aussi antipathique que Phileas Fogg dans Le tour du monde en 80 jours. Et le Capitaine Nemo, comme je l'avais imaginé, raffiné et mystérieux. Il m'a plu d'autant plus qu'il était fidèle à mes attentes. Par contre, j'aurai aimé en savoir davantage sur son compte... Je lirai donc les autres romans où il est question  de cet étrange personnage ! ^^ Et le Nautilus alors : quelle merveille !  

 

 


Comme j'ai aimé plonger au fond des mers du monde entier ! Les descriptions m'ont fait vraiment voyager sans me lasser une seule seconde : les péripéties survenant toujours au moment opportun ! Et puis j'aime les illustrations qui nous accompagnent et ajoutent encore un peu d'enchantement (oui, je n'ai pas grandi : j'aime toujours autant les livres avec des images ^^). 

 


Un reproche tout de même ? Les longues (mais longues !) énumérations d'espèces, les discours scientfiques interminables et incompréhensibles que j'ai joyeusement ignorés pour poursuivre ma lecture avant que la magie de la découverte ne s'enfuie ! ^^ Par ailleurs, j'ai été assez surprise par l'absence totale de présence féminine dans le roman. Cela ne m'a pas dérangée (je ne suis pas une féministe de la première heure et ce n'est pas un aspect indispensable à l'histoire) mais c'est un peu perturbant, comme s'il manquait quelque chose tout de même...



 


Malgré ces détails, je conseille cette lecture (bon, ok, je suis peut-être la seule à ne pas l'avoir lu) ! Bien sûr, je pense qu'il faut apprécier l'univers de Jules Verne, son style d'écriture (bien écrit mais efficace, sans trop de poésie sauf quand le Capitaine parle de la mer : là j'ai été transportée) et cette passion pour tout ce qui touche aux sciences et techniques pour vraiment aimer cette lecture.

 


Bref, un presque-coup-de-coeur 

 



♥♥♥♥




PS : quand j'étais petite, je croyais qu'il s'agissait de plonger à 20000 lieues de profondeur ^^ Pour ceux qui seraient aussi naïfs que moi : il n'en est rien, il s'agit bien d'une distance de 20000 lieues, ce qui est tout de même plus plausible !

Repost 0
2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 10:55


67401982_p


Deuxième participation à cet atelier d'écriture ! Modeste participation cette semaine avec un texte on ne peut moins percutant  mais bon, l'image était trop jolie pour la laisser passer alors au diable le manque d'inspiration ! 


Les règles du jeu :

Chaque semaine Leiloona  poste une nouvelle photo de la galerie de Kot. On s'en inspire pour écrire un texte. Ni genre, ni formes imposés. La publication se fait tous les lundis en début de journée, histoire de commencer la semaine par de la lecture ! 


La première photo de 2012 : 

 


71194288

 

 

 


1694, France.


La mort est partout, la misère quotidienne est sa complice. Les champs tristes et désolés de l’hiver voyaient s’avancer le cortège funéraire. Le froid, les menues récoltes de ces années glaciales, la maladie venaient trop souvent ravir des hommes forts, des femmes jeunes et belles et des enfants. Des enfants. La mort est très certainement grise comme les paysages pluvieux, grise comme la tristesse. 


Cette fois, c’était Jean dans le cercueil. Claude et Francis avaient pris la tête des porteurs pour la levée du corps. En l’absence d’un père, déjà parti, en l’absence de frères en âge de le faire, ils s’étaient sentis désignés pour accompagner leur ami vers sa dernière demeure. Francis à gauche, Claude à droite. Une dernière fois, ils précèderaient Jean, pour qu’il n’ait pas peur. Jean avait toujours été en retard, toujours dans l’ombre, jamais le premier. Pas aussi fort que Francis aux champs, pas aussi habile que Claude à l’atelier de ferronnerie. Moins beau, moins rapide, moins grand. Cette fois, enfin, il était devant. Pour la première fois, il serait seul ; pour la première fois en tête. 


Et cette morne allée de la ferme au cimetière de l’église, désespérément droite et plane ! Ils avançaient à pas régulier, sans ployer sous le poids du cercueil. Déchirant les pleurs d’une mère, d’une sœur. Glaçant, le silence d’une épouse. Déconcertant, la passivité d’un enfant. 


Mais la tristesse des amis est la plus dure. Elle n’est pas celle à laquelle on pense. Elle n’est pas celle que l’on remarque. Elle est différente. Francis et Claude avait protégé Jean, ils l’avaient aimé plus qu’un frère car ils s’étaient choisis. Ils resteraient orphelins, petits, tristes et seuls. 


Ce n’était pas leur premier enterrement, c’était le premier qui comptait. 

 

 

Repost 0

Présentation

Catégories

Sans titre

Sans titre-copie-2

blog

b

5

6

4

8

Recherche

Archives