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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 17:44

 

 

 

Résumé :

 

Guido rencontre et séduit sa future femme, Dora. Des années plus tard, il en a un petit garçon prénommé Giosué et, en tant que Juifs, ils sont déportés vers un camp de concentration allemand réel mais indéfini sans référence précise. Là, il fait croire à son fils que les occupations du camp allemand sont en réalité un jeu, dont le but serait de gagner un char d'assaut, un vrai.

 

 

 

 

 

Mon avis :

 

Après la légèreté de Mange, prie, aime, on plonge sans transition dans l'enfer nazi... Enfin, sans transition, pas tant que cela ! Je m'attendais à une lecture rude, difficile, noire, bouleversante... Alors oui, ce livre (ou cette fable) est bouleversant, mais noir, certainement pas ! Au contraire, il est lumineux, solaire, tellement rempli d'espoir !

 

Dans les détails, j'ai été un peu désarçonnée par le commencement qui est à mille lieues de ce qui va suivre mais j'ai fini par me laisser charmer par l'histoire de Dora et Guido. Si bien que lorsque tout ce bonheur se brise, c'est encore plus cruel à supporter.

 

Bon que peut-on dire sinon que le geste de ce père de famille au coeur de l'horreur est l'un des plus beaux messages d'espoir et d'amour qui puisse exister ? Et voilà comment nous est livrée de l'émotion à l'état brut ! Le plus beau ? C'est que le tout est plein d'humour et de surprise. 

 

Alors, un coup de coeur ? Presque. Mais cela reste un scénario. Ce n'est pas un roman, tout va très vite, il n'y a pas de description. On sent bien que les images manquent. Dooonnc, il faut que je vois le film au plus vite... mais comme je sais d'avance que ce sera un film qui va me retourner, je repousse sans cesse le visionnage.

 

Bref, voyez-le, lisez-le, mais surtout ne passez pas à côté de ce chef d'oeuvre car c'est une formidable leçon de vie !

 

 

 

 

 

 

Le point de vue de Roberto Benigni :

 

Et, direz-vous, pourquoi faire rire d'une chose aussi tragique, de la plus grande horreur du siècle ? Mais parce que c'est une histoire dédramatisée, un film dédramatisé. Parce que la vie est belle, et que le germe de l'espoir se niche jusque dans l'horreur ; il y a quelque chose qui résiste à tout, à quelque destruction que ce soit.

 

Le rire nous sauve ; voir l'autre côté des choses, le côté surréel, amusant, ou parvenir à l'imaginer, nous empêche de nous briser, d'être emportés comme des fétus, nous aide à résister pour réussir à passer la nuit, même lorsqu'elle paraît longue.

 

Et l'on peut, après tout, faire rire sans blesser personne : il existe toute une tradition d'humour juif particulièrement téméraire à cet égard.

 

 

 

♥♥♥♥

 

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 14:33

 

 

Quatrième de couverture :

 

 

A trente et un ans, Elizabeth possède tout ce qu’une femme peut souhaiter : un mari dévoué, une belle maison, une carrière prometteuse. Pourtant, elle est rongée par l’angoisse et le doute.

 

Un divorce, une dépression et une liaison désastreuse la laissent encore plus désemparée. Elle décide alors de tout plaquer pour partir seule à travers le monde !

 

En Italie, elle goûte aux délices de la dolce vita et prend les « douze kilos les plus heureux de sa vie » ; en Inde, ashram et rigueur ascétique l’aident à discipliner son esprit et, en Indonésie, elle cherche à réconcilier son corps et son âme pour trouver cet équilibre qu’on appelle le bonheur…

 

 

 

Mon avis :

 

J'avais vu le film il y a de cela quelques années et, à mon sens, il ne mérite pas qu'on s'y attarde bien longtemps car il ne fait pas honneur au récit qui a autrement plus à offrir (même si bon les images de cet article en sont issues) ! 

 

J'ai pris un grand plaisir à lire ce témoignage de bout en bout malgré les quelques 500 pages de pérégrinations intérieures. Et Dieu sait pourtant que je n'apprécie guère les autobiographies ! Mais là le charme a opéré : Elizabeth Gilbert a beau parler d'elle même, faire son introspection, elle a réussi à me captiver. Ce n'est pas spécialement parce que je me suis identifiée à elle, ce n'est pas non plus du voyeurisme ; ce fut plus comme une expérience de partage, d'empathie (cf. L'âge de l'empathie de Frans de Waal). 

 

 

Alors à quoi tient cette réussite ? 

 

1°Un joli titre, une belle couverture et une plume sympathique

 

J'ai trouvé le titre et la couverture à l'image de l'ambiance du livre : plein de fraîcheur, de douceur et de sensibilité. Alors certes, le début de l'aventure est assez sombre mais il est nécessaire de poser ce cadre pour apprécier la suite du voyage. Et je garde davantage cette impression de luminosité que de souvenirs de la déprime de Liz. 

 

En outre, le style d'Elizabeth Gilbert est agréable, bien tourné, avec quelques très jolies formulations de temps à autre. Il est parfaitement adapté à ce récit sur 500 pages, je trouve !

 

2°Un concept original et trois destinations de rêve !

 

Déjà il faut souligner la structure originale et bien pensée du témoignage : dans la religion hindouiste, il existe une sorte de chapelet, le japa mala, qui est un collier de 108 perles pour aider à la méditation. Or 108=36x3, et Liz a 36 ans au moment de partir, elle qui va suivre un périple dans 3 pays différents. Elle a donc tout naturellement choisi de découper son témoignage en 3 parties de 36 chapitres chacunes pour arriver à ses 108 "perles" ! Bref, on sent le projet équilibré. J'ai apprécié que les trois parties soient de même longueur.

 

La partie italienne est marquée par l'humour, la partie indienne par la spiritualité et la partie indonésienne est une bouffée d'oxygène ! Les trois parties sont importantes pour la reconstruction de Liz. Personnellement j'ai préféré l'Inde et son ashram et j'ai moins aimé l'Indonésie où cela devient un peu trop facile, un peu trop gentillet. Mais bon, cela reste bien agréable. En tout cas, ce témoignage donne une folle envie de partir, de mettre sa vie en stand-by pour faire le tour du monde, pour se trouver soi-même, se recentrer sur l'essentiel et découvrir d'autres cultures ! 

 

 

 

3°Une grande simplicité et une impression d'authenticité

 

Si on se sent si concerné par ce récit, je pense que cela vient aussi du fait que Liz nous en parle comme elle en parlerait à des amis : son témoignage regorge d'anecdotes qu'elles soient amusantes, surprenantes, tristes, délicates, etc. Cela donne une impression de proximité, on s'y croirait ! 

 

Pour conclure, je dois dire que si j'ai été séduite, les avis sont en fait assez partagés sur ce livre. Mais je le répète, ce fut pour moi une merveilleuse petite découverte, un petit coup de coeur et j'ai très envie de partir un an moi aussi... bon ok, je vais me contenter pour l'instant de découvrir la "suite" du voyage avec Mes alliances !

 

♥♥♥♥♥

 

 

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 09:47

 

22h09

 

Ca y est, le marathon est fini ! Je n'ai pas vraiment lu 12 heures en réalité... plutôt 8 petites heures en comptant les pauses et surtour le fait que j'ai arrêté de lire à 20h30 soit quand j'ai terminé (enfin) Mansfield Park. 

 

J'ai donc lu 400 pages seulement mais 400 pages d'une écriture petite et bien serré dans un style classique, ça passe !   Ca nous fait une petite moyenne de 50 pages à l'heure. Je n'ai donc lu qu'un livre mais je l'ai beaucoup aimé et je pense que c'est l'essentiel !

 

C'est beaucoup moins que certaines que je félicite au passage mais je ne suis pas déçue de ce résultat : c'est une expérience très sympathique que je recommencerai avec plaisir et avec certainement plus de ténacité. Merci aux cheerleaders très présentes sur le groupe facebook et merci à Arieste pour l'organistation du RAT ! Bonne fin de soirée !

 

 

16h26


Aïe, je me suis assoupie une vingtaine de minutes autour de 15 heures... J'en suis à 75% de ma lecture de Mansfield Park (que j'aime vraiment beaucoup) soit page 486. Ce qui fait que j'ai lu 230 pages depuis ce matin. Ce n'est pas beaucoup mais c'est une écriture classique et les caractères ne sont pas bien gros. Je pense que je devrais changer de lecture pour varier un peu et maintenir un bon rythme sans me lasser mais j'ai trop envie de continuer cette lecture. 

 

Là, je viens de prendre encore une demi-heure de pause pour le goûter : thé exquis et amandine aux myrtilles divine ! Je suis d'attaque pour la suite ! 

 

Je pense que je vais prendre en compte mes interruptions assez longues et prolonger un peu ce RAT en soirée, jusqu'à minuit environ.. à voir, si j'en ai le courage et l'envie ! 

 

Bonne suite de RAT !

 

14h28

 

Une reprise un peu mouvementée ! Mon papa a décidé de mettre le chauffage (c'est vrai qu'on était un peu congelés) et (comme par hasard) ça marche partout sauf dans ma chambre : alors il a essayé de dévisser le bouchon du radiateur (gros radiateur en fonte des années 60) et s'est massacré un doigt... Bref, c'est la joie et ce ne fut pas simple de lire (surtout que du coup il fait toujours aussi froid dans ma chambre exposée plein Nord-Est)

 

J'ai quand même avalé encore 68 pages en 1h20. Je vais entamer la troisième et dernière partie de Mansfield Park ! Et vous ? Vous avancez bien ?

 

12h44

 

Alors, deux heures pleines de lecture, 97 pages lues dans Mansfield Park (il m'en reste encore 290...) de Jane Austen. J'ai voulu faire une pause et prendre un autre roman et me suis ravisée au dernier moment : j'étais tellement à fond dedans que je n'avais pas envie de me couper dans mon élan ! 

 

J'ai fait une bonne pause depuis 12 heures pour le déjeuner... Là je bois mon café et je m'y remets ! 

 

Bonne après-midi à toutes, j'espère que tout se passe au mieux et que vous êtes totalement absorbées par vos lectures ! A bientôt ! 

 

9h48 

 

Bonjour les amis ! Dans une dizaine de minutes sera lancé le coup d'envoi de ce mini-marathon de lecture d'automne... J'ai hâte et j'ai aussi un peu peur de ne pas tenir sur la distance. Qui vivra verra !

 

J'ai pris un bon petit déjeuner pour commencer d'attaque ce défi et je vais me préparer un grand thermos de thé "Charlotte au chocolat" (un délice)... avec tout ça, ça ne peut que bien se passer !

 

Je vais tenir sur cet article le journal de bord de mon mini-RAT en actualisant l'article au fur et à mesure. Je vais essayer de venir poster mon avancée toutes les deux ou trois heures disons...

 

Allez, à vos marques... prêts... lisez !

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 23:39

 

Je vais participer à mon tout premier Read-à-thon ! Il est organisé par Arieste ; il a commencé aujourd'hui même avec les premières participantes qui ont brillament relevé le défi et qui continuent, pour certaines, jusqu'à demain matin !

 

Quant à moi, je suis courageuse mais pas téméraire, aussi ai-je décidé de débuter avec le "mini-RAT" qui n'est pas si "mini" que cela puisqu'il s'agit de lire 12 heures d'affilées ! Le top départ sera donné à 10 heures et je vais essayer de faire le tour du cadran jusqu'à 22 heures... Si se puede !

 

 

 

J'ai préparé une "petite" (c'est la fête aux euphémismes ce soir ) pile de livres pour répondre à toutes mes envies au moment où elles se feront sentir :

- je compte finir Mansfield Park de Jane Austen

- avancer de quelques pages dans La psychanalyse des contes de fées de Bettelheim

- avancer dans La nef du crépuscule de Robin Hobb

- entamer L'ombre du vent de Carlos Luis Zafon

- ainsi que Du domaine des murmures de Carole Marinez

- pour le reste, ce sera selon l'instinct du moment mais disons qu'il y a une petite vingtaine de romans au pied de mon lit (je ne risque pas de tomber en panne de lecture)

 

Voilà, j'espère que je vais pouvoir tenir le rythme. S'il s'avérait que non, je pourrais éventuellement basculer en mini-RAT et ne lire "que" pendant 6 heures. Mais ne parlons pas de malheur ! 

 

Bravo à celles qui finissent et celles qui persistent en nocturne, bon courage à celles qui lirons demain (et bonne nuit) !

 

Pour nous suivre et nous encourager, un groupe Facebook a été créé à cette adresse...

 

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 14:34

 

 

 

Hum, je ne ferai pas dans l'originalité puisque, comme 99% des lecteurs, j'ai eu un coup de coeur pour cette saga ! Une amie me l'avait chaudement recommandée avant que je ne connaisse l'ampleur du phénomène. Je dois dire que cette amie et moi-même, bien qu'étant les meilleures amies du monde, avons des goûts très différents en matière de littérature. A priori, je ne suis pas fan de science-fiction, fantastique et autre dystopie ; en outre, l'étiquette "jeunesse" collée à "Hunger Games" me dérangeait quelque peu. 

 

Qu'à cela ne tienne, j'ai décidé de sauter le pas et d'emprunter le premier livre à la bibliothèque malgré mes préjugés ! Et j'ai vraiment bien fait de mettre mes réticences de côté !

 

Je vais procéder en deux temps pour cette chronique : d'abord, je vous ferai part de mon avis général sur des points transversaux aux trois tomes (1°), puis j'entrerai dans le détail de chacun des tomes (2°).

 

(Traumatisée par la dissertation ? Moi ? Noooon ! .... )

 

 

 

1° Mon avis général

 

 

1°1 Le style d'écriture de Suzanne Collins

 

Simple et efficace, je pense, sont les meilleurs qualificatifs de la langue de l'auteur. Si le style n'est pas transcendant, il n'y a rien de fondamental à lui reprocher.

 

Au contraire, il faut lui reconnaitre un don pour l'évocation, beaucoup parlent (à très juste titre) d'un style cinématographique : c'est tout à fait cela, les descriptions et le rythme sont tels que les images prennent instantanément corps dans notre esprit (au point d'avoir l'impression d'avoir vu les adaptations avant que ce ne soit réellement le cas !). C'est très agréable et facile à lire et cela sert à merveille la rapidité et le dynamisme du récit.

 

Cet effet addictif est aussi dû à cette narration à la première personne qui est certainement plus facile mener mais qui est aussi la mieux appropriée à ce type de récit. On peut noter aussi que l'auteur n'hésite jamais à recourrir au dialogue pour accélérer certaines scènes. Par ailleurs, elle manie l'art du suspens à la perfection et il est quasiment impossible de poser le roman avant la fin ! 

 

 

1°2 L'univers de la saga

 

L'histoire prend forme dans une Amérique post-apocalyptique, un monde qui tient à la fois de l'avenir de par les hautes technologies et de vagues allusions au monde que nous connaissons  ; mais avec des réminiscences du passé, comme si la civilisation avait régressé de par les conditions de vie terrible de la masse, le recours aux vieilles énergies, et des évocations multiples de l'époque de l'empire romain. C'est un univers intéressant qui est mis en place et qui se complexifie au fil des tomes. 

 

J'ai beaucoup apprécié l'idée "politique", la soumission au Capitole, la hiérarchie tacite entre les districts. Elément qui devient essentiel dans les tomes suivants. Je n'irai pas jusqu'à dire que c'est un scénario novateur mais inventer et retracer cette histoire et cette géopolitique est original et permet d'apporter à cette trilogie une dimension réflexive qui la hisse au-dessus des autres romans du genre.

 

Par ailleurs, il faut souligner une autre dimension incontournable de la saga qui est au coeur de l'histoire : notre rapport à la télé-réalité et à nos pulsions voyeuristes. Va-t-on trop loin dans le sensationnel ? La multiplication de ces émissions où le but est d'éliminer les autres pour durer n'est-elle pas malsaine ? N'avons-nous pas un gôut pervers pour le spectacle morbide ? Cette saga parvient à nous interroger, à nous gêner parfois, preuve d'une véritable qualité de la réflexion. 

 

L'univers de la saga, c'est aussi et surtout le principe des arènes qui sont très bien étudiées ! C'est un trait de génie que d'en avoir fait presque des personnages des romans au même titre que les autres. On s'y croirait ! 

 

 

1°3 Les personnages

 

Passons au vif du sujet ! Les personnages sont à la fois assez nombreux pour apporter la substance nécessaire et soutenir l'univers créé et assez peu nombreux pour pouvoir être développés chacun dans leur individualité. 

 

Katniss est l'héroïne type au point d'en être caricaturale : pauvre, frappée par le malheur dès son plus jeune âge, elle est on ne peut plus courageuse et porte sa famille meurtrie à bout de bras. Qui plus est, elle est généreuse, droite, loyale et possède un don exceptionnel, pour le tir à l'arc en l'occurence. Un peu trop stéréotypée ai-je touvé. D'autant plus que, si on s'y attache vite (ce schéma fonctionne à chaque fois), elle reste assez désagréable : elle est renfermée, irritable, un peu insolente. Mais bon, elle ne m'a pas empêché d'apprécier le récit. J'ai aimé l'importance donné dans le troisième tome notamment à la relation qu'elle entretient avec sa mère. 

 

Gale ou Peeta ? La polémique ! Personnellement, mon coeur penche pour Peeta. Gale est comme Katniss, trop renfrogné, râleur, un peu trop fier. Peeta est plus difficile à cerner, trouble. Un peu trop amoureux cependant, à la limite du mièvre dans ces moments-là ! J'ai été traumatisée par ce qu'il lui arrive dans le troisième tome (voyez comme j'entretiens le suspens ^^). 

 

Primrose (quel joli prénom !) est un peu fade, je la trouvais très bien en personnage secondaire fragile, j'ai moins aimé la tentative pour la faire devenir une âme noble et courageuse qui se sacrifie pour les autres. J'ai beaucoup aimé, en revanche, le parallèle avec la petite Rue qui est adorable !

 

Haymitch est probablement mon personnage favori : franc mais ambivalent, stratège, pas exemplaire, marqué par ce qu'il a vécu mais non dénué d'un grand sens de l'humour. Il est parfait et donne beaucoup de peps à l'histoire !

 

Les gens du Capitole sont bien décrits, du Président Snow qui est l'affreux méchant par excellence aux plus proches de Katniss notamment Effie qui oscille entre ridicule et pathétique mais qui est finalement assez touchante. 

 

J'ai aimé que les autres tributs ne soient pas de simples anonymes mais qu'ils soient un peu étudiés, et que, pour certains, ils prennent de l'importance au fil de la saga. Je n'aurais pas dit non à encore plus de détails sur eux. 

 

J'en resterai là sur les personnages en concluant que l'auteur les a rendus crédibles et attachants masi qu'ils ne sont pas l'élément le plus réussi de la trilogie de par leur caractère "déjà-vu" et prévisible.

 

 

 

2°Tome par tome... 

 

Attention ! Spoilers à partir de maintenant (limités au maximum dans les deux premiers tomes) !

 

 

2°1 Hunger Games   ♥♥♥♥♥

 

 

Quatrième de ouverture :

 

Dans un futur sombre, sur les ruines des Etats-Unis, un jeu télévisé est créé pour contrôler le peuple par la terreur.

Douze garçons et douze filles tirés au sort participent à cette sinistre téléréalité, que tout le monde est forcé de regarder en direct. Une seule règle dans l'arène : survivre, à tout prix.

Quand sa petite soeur est appelée pour participer aux Hunger Games, Katniss n'hésite pas une seconde. Elle prend sa place, consciente du danger. A seize ans, Katniss a déjà été confrontée plusieurs fois à la mort. Chez elle, survivre est comme une seconde nature...

 

J'ai été complètement happée par ce roman du début à la fin et quand je l'ai eu fini j'ai trépigné d'impatience en attendant de pouvoir emprunter le deuxième tome à la bibliothèque (dès le lendemain matin) ! 

 

Le début du roman (enfin une bonne première moitié en fait) pose le cadre. Cette partie est nécessaire et bien menée de manière à ce que l'on ne s'ennuie pas. Je trouve que cette longueur permet juste de créer un effet d'attente savamment dosé. 

 

Mais c'est surtout à partir de l'entrée dans l'arène que le roman devient une drogue dure ! J'avais l'impression d'être Katniss, je me suis posé les mêmes questions qu'elle, ai ressenti les mêmes choses : angoisse, désespoir, surprise... J'ai adoré découvrir l'arène ! J'avais l'impression d'être dans un jeu de piste ! 

 

S'il y a un ou deux reproches à faire ce serait les mutations génétiques de la fin qui m'ont semblés une intrusion malvenue du "merveilleux" dans un monde dystopique, trop gros quoi, tellement que j'ai eu du mal à me l'imaginer. Sinon, honnêtement, la décision de la fin dans l'arène entre les deux héros était un peu prévisible, non ?

 

Mais en bref, un moment fantastique passé avec  cette lecture !

 

 

 

2°2 L'embrasement    ♥♥♥♥♥

 

 

 

Quatrième de couverture :

 

Après le succès des derniers Hunger Games, le peuple de Panem est impatient de retrouver Katniss et Peeta pour la Tournée de la victoire. Mais pour Katniss, il s'agit surtout d'une tournée de la dernière chance. Celle qui a osé défier le Capitole est devenue le symbole d'une rébellion qui pourrait bien embraser Panem. Si elle échoue à ramener le calme dans les districts, le président Snow n'hésitera pas à noyer dans le sang le feu de la révolte. A l'aube des Jeux de l'Expiation, le piège du Capitole se referme sur Katniss...

 

Eh bien, si cela est possible, j'ai encore préféré ce deuxième tome au premier ! Mais je vous propose cette fois de commencer par les points négatifs. D'abord, il est vrai que l'action met plus de temps à se déveloper; le début est assez lent. Par ailleurs, la fin, si elle est particulièrement inattendue et "spectaculaire", m'a semblé assez brouillonne, confuse. Même si elle donne follement envie de se plonger corps et âme dans le dernier tome !

 

C'était les seuls points négatifs selon moi ! Le reste était parfait ! On retombe sur le même schéma que dans le premier tome : adrénaline, angoisse, émotion, colère aussi... Il y a dans cette suite de nouveaux éléments qui m'ont transportée ! L'énigme autour du district treize, le principe des jeux de l'expiation qui permet d'approfondir notre connaissance de Panem, mais surtout la nouvelle arène qui ressemble à un échiquier géant. La stratégie est au coeur de ce deuxième tome, la suspicion aussi ; il y a peut-être un peu moins d'action mais c'est au profit d'une dose supplémentaire de mystère et de matière à reflexion ! Brillant !

 

 

 

2°3 La révolte     ♥♥♥♥

 

 

 

Quatrième de couverture :

 

Contre toute attente, Katniss a survécu une seconde fois aux Hunger Games. Mais le Capitole crie vengeance. Katniss doit payer les humiliations qu'elle lui a fait subir. Et le président Snow a été très clair : Katniss n'est pas la seule à risquer sa vie. Sa famille, ses amis et tous les anciens habitants du district Douze sont visés par la colère sanglante du pouvoir. Pour sauver les siens, Katniss doit redevenir le geai moqueur, le symbole de la rébelion. Quel que soit le prix à payer. 

 

Eh oui, ce troisième tome m'a semblé (très) légèrement en dessous des deux précédents... Même si, entendons-nous bien, c'est une fin parfaitement digne de cette saga. 

 

J'ai aimé découvrir l'univers incroyable du district 13 et la société complexe qui s'y est construite mais j'ai trouvé que l'action se fait attendre bien longtemps. Les coulisses de la révolte sont posées rapidement puis on passe la moitié du roman à attendre ladite révolte. Par ailleurs, Katniss est très taciturne et déprimante. Bien sûr, elle a vécu des épisodes dramatiques, son attitude est donc plus que normale d'un point de vue psychologique ; mais cela plombe quelque peu la narration ! Heureusement, il y a tous ces personnages qui gravitent autour d'elle que l'on découvre ou redécouvre et qui sont tous plus émouvants (ou révoltants, ça dépend lesquels) les uns que les autres. 

 

Je n'ai vraiment été captivée qu'à partir du retour de Peeta. Quel traumatisme de le retrouver changé à ce point et qu'il ne redevienne jamais tout à fait le même : cet élément est une force de l'auteur qui ne cède pas à la parfaite happy-end bien que ce soit tellement triiiste !!!  

 

Ce que j'ai préféré dans ce dernier tome c'est la présence officieuse de l'arène, là encore. C'est à partir de là que le suspens devient insoutenable et que l'on retrouve les sensations des deux premiers tomes. J'admire Suzanne Collins pour avoir su créer ces trois "terrains de jeu" si semblables et si différents à la fois ! 

 

Bon, parlons maintenant de la fin ; ce qui est un point essentiel dans une saga comme celle-ci : est-elle à la hauteur ? Je dirais oui, les rebondissements sont vraiment inattendus. Les événements s'enchaînent à toute vitesse. Surtout, l'auteur a su façonner une fin en demi-teinte, complexe et poignante. 

 

En revanche, l'épilogue m'a un peu déçue, je l'ai trouvé inutile, il fait retomber l'ambiance et ancre la saga dans un pessimisme, une lassitude, un fatalisme qui ne caractérisent pourtant pas le reste du récit. Pourquoi cette manie de faire des épilogues sur le mode "dix ans plus tard" dans ce genre de littérature ? Le lecteur n'a pas besoin qu'on lui pose des bornes aussi précises, il peut lui aussi réfléchir et créer son épilogue personnel (enfin, selon moi).

 

Mais ceci n'est qu'un détail au vu de la qualité de cette trilogie que j'ai dévorée en une demi-semaine! 

 

 

♥♥♥♥♥

 


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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 00:00

 

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Les règles du jeu :

 

Chaque semaine Leiloona  poste une nouvelle photo de la galerie de Kot. On s'en inspire pour écrire un texte. Ni genre, ni formes imposés. La publication se fait tous les lundis en début de journée, histoire de commencer la semaine par de la lecture ! 

 

Ca faisait un petit moment que j'attendais de reprendre cet atelier d'écriture et ça y est, c'est la rentrée !   La photo de cette semaine est très jolie mais surtout très complexe et la marge d'interprétation... hum, à peu près illimitée ! J'ai hâte de lire les écrits des autres participants. Pour ma part, je me suis essayée à un nouveau registre : le conte de fée (enfin, cela reste évidemment à améliorer pour parler d'un véritable conte mais bon). Trève de bavardage, bonne lecture !

 

 

 

 

 

Conte sur un boutiquier solitaire qui ne croyait plus en rien

 

Il était une fois un pauvre homme qui tenait une boutique de restauration de meubles et de tapisseries. Cet homme n’était ni le plus beau, ni le plus intelligent. Il n’était plus jeune et fort comme il avait pu l’être. Sa femme était partie rejoindre les anges ; ses enfants, peu intéressés par une vie pénible de commerçant anonyme, étaient partis trouver de quoi satisfaire leur ambition dans des contrées plus lointaines. Non, cet homme triste, seul et faible possédait juste le don de rendre aux objets leurs plus somptueuses couleurs. Ses mains longues et délicates savaient toucher les tissus et les matières.

 

 Mais les dons s’effacent quand les hommes oublient d’avoir confiance en la magie. Le boutiquier ne se rappelait plus que son art était exceptionnel. Depuis qu’il s’était retrouvé seul au monde, seul au fond de sa boutique, il ne travaillait plus que sur commande, il ne créait plus. Comme pour ces machines qui lui confisquaient son travail, ses mouvements devenaient automatiques et froids. Les temps étaient bien difficiles pour le vieil homme qui avait de moins en moins d’ouvrage. Un jour qu’il attendait dans l’arrière-boutique les clients qui se faisaient rares, il pensa pour lui-même :

 

« Ah, si seulement les passants pouvaient voir dans ma vitrine non ce lieu sombre et poussiéreux mais les plus belles choses que leur esprit désire ! S’ils pouvaient faire attention à ce qui les entoure !».

 

C’est alors qu’une bonne fée jaillit d’un miroir posé non loin de là. L’homme abasourdi se figea dans son fauteuil mité. La fée rayonnante s’approcha de lui et dit :

 

« Mon bon monsieur, tes prières ont été entendues. Sache que ce ne sont pas les gens qui ne veulent pas voir les merveilles de ta boutique, c’est ton propre regard qui s’est érodé avec le temps, rendant tout morose et glacial. Retrouve ton âme d’enfant, tu retrouveras ton don. 

- Comment croire en l’avenir quand chaque jour solitaire est plus pénible que le précédent ?

- Cesse de ne penser qu’à ton malheur, observe la vie des gens, découvre leur monde et ils verront enfin le tien. Tu verras, il suffit souvent de croire en l’autre pour que l’autre croie en toi. Un sourire appelle un sourire. La vie est comme un miroir géant. »

 

Sitôt éteinte la lumière apportée par la fée du miroir, le vieillard voulu mettre en pratique ces conseils. Il s’approcha de la vitrine et sourit aux passants intrigués par sa vieille devanture. Et ce fut une expérience sensationnelle ! Comme si cent âmes avaient soudain investi sa tête, il eut mille pensées simultanées :

 

ce jeune homme seul qui passait s’arrêta pour admirer les lampes anciennes, il voulait redécorer son appartement qu’il partageait depuis peu avec sa fiancée dans ce style rétro, et ce professeur de contrebasse qui cherchait à donner une nouvelle jeunesse à son étui, et surtout  cette petite fille au visage d’ange qui rêvait devant une poupée de porcelaine à la jambe brisée, elle aurait voulu la soigner et l’emporter chez elle pour la consoler et lui offrir une compagnie, et celui-ci, et celui-là…

 

Tous ces gens attirés par la gentillesse du boutiquier souriant et qui semblait si bien les comprendre entrèrent et soumirent leur requête au brave homme. La magie était revenue dans la boutique qui semblait éclairée de l’intérieure. Les mains de l’homme se remirent à tisser, à retendre, à raccommoder, à rempailler… A recréer en somme ! La lumière ne venait pas des lampes, elle ne venait pas non plus de la propreté retrouvée de la boutique. Non, c’est le cœur même du boutiquier qui donnait un nouvel éclat et irradiait de bonheur depuis qu’il avait recouvré sa joie et sa foi ! 

 

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 17:11

 

 

Comme tout le monde (je suppose ?), je ne peux pas me passer de musique ! Je dois dire que je préfère très largement les chansons françaises à texte au reste. Avouons-le, je ne suis pas du tout à la pointe de la modernité en matière de chanson, je me complais dans les vieilles chansons de Jacques Brel à Edith Piaf en passant par Brassens, j'en passe et des meilleurs ! J'aime les paroles très travaillées, les accords qui me donnent des frissons, en réalité, j'aime la poésie mise en musique...

 

En conséquence, je suis fan inconditionnelle de Francis Cabrel (entre autres bien sûr). J'aime ses paroles, sa musique, sa guitare, son accent (qui fut le mien dans mon enfance toulousaine)... Je vous propose de découvrir ou de redécouvrir un de ses succès : Les murs de poussière... Enjoy !

 

 

 

 

 

Il rêvait d'une ville étrangère

Une ville de filles et de jeux

Il voulait vivre d'autres manières

Dans un autre milieu

Il rêvait sur son chemin de pierres

"Je partirai demain, si je veux

J'ai la force qu'il faut pour le faire

Et j'irai trouver mieux"

 

Il voulait trouver mieux

Que son lopin de terre

Que son vieil arbre tordu au milieu

Trouver mieux que la douce lumière du soir

Près du feu

Qui réchauffait son père

Et la troupe entière de ses aïeux

Le soleil sur les murs de poussière

Il voulait trouver mieux...

 

Il a fait tout le tour de la terre

Il a même demandé à Dieu

Il a fait tout l'amour de la terre

Il n'a pas trouvé mieux

Il a croisé les rois de naguère

Tout drapés de diamants et de feu

Mais dans les châteaux des rois de naguère

Il n'a pas trouvé mieux...

 

Il n'a pas trouvé mieux

Que son lopin de terre

Que son vieil arbre tordu au milieu

Trouver mieux que la douce lumière du soir

Près du feu

Qui réchauffait son père

Et la troupe entière de ses aïeux

Le soleil sur les murs de poussière

Il n'a pas trouvé mieux...

 

Il a dit "Je retourne en arrière

Je n'ai pas trouvé ce que je veux"

Il a dit "Je retourne en arrière"

Il s'est brûlé les yeux

 

Il s'est brûlé les yeux

Sur son lopin de terre

Sur son vieil arbre tordu au milieu

Aux reflets de la douce lumière du soir

Près du feu

Qui réchauffait son père

Et la troupe entière de ses aïeux

Au soleil sur les murs de poussière

Il s'est brûlé les yeux 

Il s'est brûlé les yeux

Il s'est brûlé les yeux

 

 

De la poésie je vous dis ! ^^ Et voici la très belle mise en musique :

 

 

 

 

 

Et vous ? Vous aimez ? 

 

 

 

 

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 16:13

 

 

Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. 

 

Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français sur le blog de Iani.

Voici donc le thème de cette semaine : 

 

Les 10 livres à lire cet automne (Votre PAL pour cet automne)

 

 

1°Dans la catégorie SAGA : L'assassin royal, tome 3 et suivants de Robin Hobb

 

 

2°Dans la catégorie GRAND CLASSIQUE : Bel Ami de Maupassant

 

 

3°Dans la catégorie ARTISTIQUE : La jeune fille à la perle de Tracy Chevalier

 

 

4°Dans la catégorie HUMORISTIQUE : Les Spellman se déchaînent de Lisa Lutz

 

 

5°Dans la catégorie AVENTURE : Michel Strogoff de Jules Verne

 

 

6°Dans la catégorie PHILOSOPHIE : Le miroir des idées de Michel Tournier

 

 

7°Dans la catégorie ROMAN CONTEMPORAIN : Seule Venise de Claudie Gallay

 

 

8°Dans la catégorie LOUFOQUE : L'écume des jours de Boris Vian

 

 

9°Dans la catégorie HISTORIQUE : Le Montespan de Jean Teulé

 

 

10°En vue de mon VOYAGE A BARCELONE : L'ombre du vent de Carlos Ruis Zafon

 

 

 

Comme vous le voyez, e vais essayer de varier les plaisirs ! Tous sont dans ma PAL, j'aimerais bien qu'elle réduise vraiment (comme ça je pourrais racheter des livres sans me sentir coupable... ) !

 

A très bientôt !

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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 15:18




Quatrième de couverture :



 

À la mort de Bertha, ses trois filles, Inga, Harriet et Christa, et sa petite-fille, Iris, la narratrice, se retrouvent dans leur maison de famille, à Bootshaven, dans le nord de l’Allemagne, pour la lecture du testament. A sa grande surprise, Iris hérite de la maison et doit décider en quelques jours de ce qu’elle va en faire. Bibliothécaire à Fribourg, elle n’envisage pas, dans un premier temps, de la conserver. Mais, à mesure qu’elle redécouvre chaque pièce, chaque parcelle du merveilleux jardin qui l’entoure, ses souvenirs se réveillent, reconstituant l’histoire émouvante, parfois rocambolesque, mais essentiellement tragique, de trois générations de femmes.

Katharina Hagena nous livre ici un grand roman sur le thème du souvenir et de l’oubli.

 



Mon avis :



 

Une petite déception que ce roman. Je ne sais pas pourquoi je m’étais attendue à un très bon moment. Enfin si, je sais : à cause de la couverture absolument splendide ! Comme quoi, il ne faut vraiment pas juger un livre sur sa couverture ! En réalité, cette lecture date un peu et je n’en garde que très peu de souvenirs… Sinon celui d’une lenteur engourdissante. L’histoire n’est pas palpitante bien qu’elle soit assez jolie mais j’ai surtout trouvé qu’il y avait beaucoup, beaucoup de longueurs… et quelques répétitions.


J’ai eu bien du mal à m’attacher à Iris que j’ai trouvé terne, lymphatique et nonchalante. Son histoire avec Max n’a pas réussi à me toucher, même si le personnage de Max en lui-même était intéressant et aurait mérité quelques approfondissements, à mon sens. La sœur de Max m’a aussi beaucoup intriguée. J’ai bien mieux accroché aux passages concernant les générations précédentes ; plus vivantes, paradoxalement. J’ai aussi aimé les descriptions des tantes d’Iris (dommage que l’histoire ne soit pas uniquement autour d’elles !), et de sa cousine, Rosemarie. 


J’aurai préféré que le roman ne soit pas rédigé à la première personne, je pense que cela aurait pu apporter une autre dimension à l’histoire et davantage de profondeur aux personnages. Le style ne m’a pas déplu mais m’a semblé un peu lourd ce qui n’a fait qu’accentuer l’impression de lenteur générale. Un premier contact moyennement convainquant, donc, avec la littérature allemande. Ceci dit, il y a des perles de délicatesse, des étincelles de génie dans certaines phrases de cet ouvrage. Je vous invite à lire les quelques citations à la fin de cet article. Le travail et la réflexion sur le sens profond des mots est aussi un point fort de l'ouvrage. 


Au final, je ne sais même pas si ce roman est triste ou ironique ou drôle, léger ou grave… Il est juste lent. En bref, beaucoup d’ennui et peu de souvenir. C’est dommage pour un roman centré autour du travail de mémoire ! Cette dimension de la mémoire a été travaillée, certes, mais elle reste assez superficielle. Ou est-ce la mémoire qui est défaillante ? Car finalement, des mystères demeurent autour de cette famille et du drame qu’elle a connu. Et ces zones d’ombres persistantes ne m’ont pas paru un artifice délicat ou poétique… juste un point frustrant supplémentaire. 


Je suis sortie de cette lecture un brin nostalgique mais surtout perplexe : suis-je passé à côté de la poétique du roman, de ce que l’auteur avait à dire ? Cette histoire ne m’a donc pas touchée mais je vous invite à lire des avis plus élogieux que le mien ici ou , car je pense que certains pourraient apprécier davantage cette ambiance « roman familial » que moi. 


Par ailleurs, si ce roman faisait l’objet d’une adaptation cinématographique, j’irai le voir sans l’ombre d’une hésitation car je pense que ce support servirait mieux la trame du livre en la rendant plus légère et plus dynamique avec probablement une esthétique très travaillée, comme l’est ma couverture ! 




Enfin, voici quelques très jolies citations tirées de l’ouvrage :

" J'aimais lire et manger en même temps(...). C'était merveilleux les histoires d'amour avec une portion de gouda, les récits d'aventures avec du chocolat aux noisettes, les drames familiaux avec du muesli, les contes de fées avec des caramels mous, les romans de chevalerie avec des cookies...."

"L'oubli n'était donc lui-même qu'une forme de souvenir. Si l'on n'oubliait rien, on ne pourrait pas non plus se souvenir de quoi que ce soit. Les souvenirs sont des îles qui flottent dans l'océan de l'oubli. Il y a dans cet océan des courants, des remous, des profondeurs insondables. Il en émerge parfois des bancs de sable qui s'agrègent autour des îles, parfois quelque chose disparaît. Le cerveau a ses marées."

"Vous savez les enfants, il y a trois choses que l'on peut contempler continuellement sans jamais s'en lasser. L'une de ces choses, c'est l'eau. L'autre, c'est le feu. Et la troisième, c'est le malheur des autres".

"Lire signifie collectionner, et collectionner signifie conserver, et conserver signifie se souvenir, et se souvenir signifie ne pas savoir exactement, et ne pas savoir exactement signifie avoir oublié, et oublier signifie tomber, et tomber doit être rayé du programme".



♥♥♥♥♥

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 10:28

 

 


Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. 

Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français sur le blog de Iani.

Voici donc le thème de cette semaine : 

 



Les 10 livres qu'on vous a chaudement recommandés

mais que vous n'avez toujours pas lus




Ceux recommandés par des amies :



Le cycle de l'Assassin royal (Robin Hobb) qui est dans ma PAL (sur ma liseuse)... J'en ai pour un bon moment de lecture, je crois ! 13 tomes quand même !



Autant en emporte le vent (Margaret Mitchell), là aussi de longues heures de lecture en perspective. J'ai le DVD mais je ne l'ai encore pas regardé.


Les déferlantes (Claudie Gallay), en plus j'aime beaucoup la couverture !



Bel Ami (Guy de Maupasssant) qui est dans ma PAL. Je voudrais lire le livre avant de regarder l'adaptation.



Les Katherine Pancol (le coffret sur le cycle des crocodiles/tortues/écureuils me tente terriblement !).



Ceux recommandés sur la blogosphère et qui me tentent bien :

 


Le protectorat de l'ombrelle (Gail Carriger)... (et ces couvertures !).




Le Seigneur des Anneaux (J.R.R Tolkien), évidemment. Les films sont géniaux et je n'ai toujours pas lu les livres. J'ai le premier tome dans ma PAL.


L'armoire des robes oubliées (Riikka Pulkkinen), là encore une édition superbe !



La voleuse de livres (Markus Zusak) dont j'entends parler partout !



10° Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre (Ruta Sepetys) qui m'a l'air d'une histoire bouleversante... avec encore une fois une couverture très belle.


 

Et vous ? Des titres en communs ? D'autres recommandations ? 

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