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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 15:05

 

 

Quatrième de couverture :

 

Ce n'était pas la première fois que les hommes mettaient Dieu hors de lui. Le visage fermé, le regard sombre, les mains derrière le dos, il faisait les cents pas dans son éternité. Il se disait que sa vie serait meilleure sans les hommes. Il leur avait tout donné. Et d'abord l'existence. Il finissait par se demander s'il avait bien fait de les tirer du néant.

 

La tentation lui venait de les abandonner à eux-mêmes. On verrait bien ce qu'il deviendraient s'il se refusait tout à coup à soutenir l'univers, si la Terre cessait de tourner, si le Soleil ne les chauffait plus, si les lois de la physique s'effondraient brutalement, si le temps s'arrêtait.

 

Il fit appeler l'ange Gabriel, qui lui avait déjà, à plusieurs reprises, servi de messager auprès des hommes. Gabriel, une nouvelle fois, descendit sur Terre. Il s'installa chez moi. Et, pour essayer de fléchir l'Eternel, je rédigeai avec lui le rapport qui porte son nom.

 

 

Mon avis :

 

Au vu de la quatrième de couverture, le projet a l'air original et novateur. J'avais hâte d'entamer cette lecture... Après, j'ai eu hâte d'en finir ! En réalité, ce livre s'approche bien davantage de l'autobiographie et de l'essai que du roman ou du conte. Or, j'ai une sorte d'aversion contre le genre autobiographique (à part La promesse de l'aube de Romain Gary). Dieu et Gabriel sont très vite eclipsés au profit de l'histoire personnelle ne l'auteur censée sauver le monde.

 

Gabriel va chez Jean d'Ormesson pour que ce dernier lui raconte sa vie. Et là, je ne sais pas si je vois juste, mais le résultat me semble emprunt d'une fausse modestie agaçante. Jean d'Ormesson revient sur son ancestrale lignée noble, sur son enfance de châtelain, sur son admission à l'Ecole Normale Supérieure d'Ulm, sur ses fréquantations de Présidents et de célébrités littéraires, sur son passé de directeur du Figaro, sur ses multiples écrits à succès, sur son entrée à l'Académie française....... Il insiste bien tout en répétant : "mais je ne suis rien, moi, après tout ; je suis moins qu'un tel ou que tel autre, je ne suis pas exceptionnel ; je ne pense à rien, je suis nul"... Je n'ai pas aimé cette prétention de fond : il va devoir sauver les hommes de l'abandon de Dieu, sauver le monde entier avec l'aide de l'ange Gabirel qui, comme par hasard, a élu domicile chez lui... Mouais. Un passage m'a particulièrement déplu : il doit défendre son manuscrit chez Gallimard. Je me suis juste dit : "sinon, ça va les chevilles ?".

A vous de juger :

 

"On peut vivre sans Les Faux-Monnayeurs, on peut vivre sans Aurélien. Que vous ayez lu ou non Anabase, La Prisonnière, Voyage au bout de la nuit, votre existence de chaque jour n'en sera pas changée. Gabriel, c'est autre chose. Il m'a tout dit de notre avenir. Impossible pour nous tous, et pour vous et pour moi, de continuer à vivre après le rapport Gabriel comme nous vivions avant".

 

Ceci dit, tout n'est pas noir, sinon je ne serai pas allée jusqu'au bout. L'écriture est plutôt agréable. Ce Monsieur est quand même membre de l'Académie française. Et j'ai apprécié plusieurs passages et réflexions notamment sur l'opposition entre le temps, l'espace et l'Eternité. J'ai aimé aussi qu'il nous parle de littérature et de l'importance des mots. Il cite beaucoup d'extraits littéraires qui l'ont marqué (même si, la plupart du temps, il ne précise pas d'où ces extraits sortent ni de qui ils sont... A nous de chercher !).

 

En bref :

 

Je n'ai pas aimé ce livre. Je pense que le fait qu'il n'ait pas correspondu à mes attentes y est aussi pour beaucoup, j'y ai découvert une pseudo-autobiographie que je n'attendais pas et que j'ai trouvé fausse, manquant de sincérité. Après, ce livre vaut peut-être le coup pour les quelques jolies réflexions que l'on peut en tirer. 

 

♥♥♥♥♥

 

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